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La réponse, qui ne peut être douteuse, sera la meilleure solution du sujet le plus sérieux qui occupe les esprits les plus attentifs : le rôle futur du clergé parmi nous.
“ La part que prendra le clergé dans la politique et les affaire‘? cette province sera nécessairement calquée, au mo. . dans une bone mesure, sur la conduite du peuple à son égard. Ni, écoutant des conseils perfides, nous repoussons son assistance et refusons son labeur ; si nous le persécutons lorsqu'il nous offrira le secours de ses lumières ; si nous le comblons d'avauies quand il mettra à notre service son influence ; enfin, si comme nation, nous déclarons que nous n’en voulons pus, il est bien évident que l’action de la hiérarchie catholique se fera moins sentir que par le passé
“ l'Eglise ne renoncera à aucun de ses droits ; elle se conformera à la nécessité des circonstances ; elle cèdera à l ee. Elle ne tient pas sa vie de l'Etat, elle peut subsis.. sans lui. N'ilse sépare d'elle, s’il la proscrit, 1l ne lui enlève rien de sa force et de son éclat; ilse prive d'un concours qui lui est indispensable ; il se suicide, voilà tout.
“ Ce qui est vrai pour tous les peuples, l’est spéviulement pour nous. Nous sommes placés dans une position qui exige que nos forces ne soient pas amoindries, que nos mouvements soient calculés avec soin, que notre vigilance ne soit jamais prise en défaut. Le elergé est sans contredit l’organisatior la plus puissante, le corps le plus éclairé que nous possédons. Il n’a pas d'autre intérêt que le nôtre ; il est composé de ceux de notre rave. Tous les évêques de la province, tous les prêtres, à quelques exceptions près, sont des canadiensfrançais, nés au milieu de nous, sortis du sein du peuple. Comment et pourquoi ce clergé uv nous serait-il pas dévoué, ne voudrait-il pas notre avancement et notre bonheur ?