‹ Le libéralisme dans la province de Québec [microforme]Chapitre 2 sur 23 · NES · texte numérisé non relu

NES

n'est ni condumnable ni condamné, et que leurs alliés de la Province d'Ontario, auxquels on donne aussi le nom de libéraux, sont les hommes que les évêques et les prêtres regardent comme les mieux disposés de là envers les catholiques.

Voilà bien ce qu'ils allèguent en leur faveur ; mas ils ne font en cela que jouer sur les mots et se gardent bien d'aller au fond des choses Or, ce sont uniquement les “hoses qu'ils abritent sous ce nom de libéralisme qu'on leur reproche de caresser, et non pas ce mot luimême désignant des choses d'une espèce tout-à-fait dif: férente. D'ailleurs, si nos libéraux forment un parti qui n'offre rien de redoutable ni de mauvais, pourquoi done tout ce qu'il y à d’insalubre et de pestilentiel dans les idées, les principes, les aspirations et la morale s’'averoche-t-il là comme en son lieu propre par une attraction toute naturelle ? N'est-ce pas presque exclusivemint dans leurs rangs qu’on trouve les fanatiques de l’hérésie et de l’impiété, tous les apostats, tous les fauteurs de désordres et tous les sans-culottes quinous viennent de la France révolutionnaire ? Et n'est-ce pas encorc dans cette quintessence des pervers que «se distinguent à peu près tous les rédacteurs des journaux et des revue, des brochures et des infâmes pamphlets mis à leur ser: vice ? Un parti certes, qui vit dans Ce telles conditions et qui doit y vivre pour arriver à ses fins, comme on le verra bientôt, ne peut pas constituer autre chose qu'une menace de péril pour l'Eglise et pour la société civile elle-même.

On ne saurait mer qu'il n’y ait bon nombre de braves sens chez les libéraux, et même de très-honorables individualités. Mais quelles que soient les raisons pour lesquelles ces braves gens se trouvent en un pareil milieu, leur présence ne saurait l'améliorer, ni même en diminuer le danger ; bien au contraire, elle ne sert qu'à

Los

l'augmenter. C'est, en effet, une tres-solennelle recommandation donné à ée milieu, et une pressante Invitatiou à Sy porter sans crainte et hardiment : éest un marque de bonne fabrique mise sur des substances fre latéss pour en encourager la vente et l'activer.

DOU'TRINES CONSTAMMENT PROFESSÉES PAR LES CHEFS DU PARTI TIBERAlL.

Les libéraux, dont nous combattons les principes et les moyens d'action, sont les libéraux canadiens-fran cuis, et pas d'autres. Leur Hbéralisme est une importaüon de France et de Belgique : 11 leur a été moculé pa la fréquentation des hommes ou la lecture des ouvra es imbus de cette permicieuse erreur. Comme les D: béraux français et belges, les nôtres se rangent aussi en deux catégories : les uns, libéraux avancés ou im piles, purs rationahistes : les autres, libéraux catholiques prétant appui et main forte aux premiers, sans toutefois professer leurs erreurs. Les premiers sont fils de Vol taire : Les seconds sont de Fécole qui veut la paix ave: tout le monde, excepté avec ceux qui font profession d'aimer la vérité et de la défendre telle qu'elle est, ton: entiere, sans la voiler, ni lamoindrir pour aucune considération.

D'apres Grégoire XVTet Pie IX, les Hibéranx impiesont ceux qui veulent la sécularisation de la politiqu ot de l'enseignement, qui réclament la liberté de cons: cience, d'où découle l'égalité des enltes, puis, la Hiberte de Ja presse, é'est-à-dire a Bberté de parler et d'éerire conformément à la Hberté de penser; les catholiques libéraux sont ceux qui, sans donner dans l'erreur des libéraux tmobies, leur prêtent néanmoins une main

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elle recom- gmie, tantôt d'une façon, tantôt d'une autre. et favorite invita- sent par là la diffusion de cette erreur.

éest une Or, depuis plus de quarante ans, nous avons vu des

stances fre hommes de notre race qui, pleins de l’impiété françai-

ver. se, ont fait non seulement de la propagande par leurs

discours pour répandre cette impiété parmi nous, mais

qui même ont fondé des journaux pour la propager

plus rapidement et d’une manière plus eflicace. Et ces

LES CHEFS Journaux, loin de tomber dans le discrédit, ont constam-

ment vu s'accroitre le nombre de leurs abonnés. Le premier, en date, de cette famille a paru en 1848 et s'intiprincipes et fula l'Avenir : d'autres ont suivi, se sont régulièrement adiens-fran- succédé on ont existé simultanément, croissant toujours une importa- en nombre jusqu'à nos jours. Les principaux ont été *Inoculé par Je Pays de Montréal, le Défricheur, le Semeur, le Natio: e des ouvra- yal de Québec, la Lanterne, la Patrie, le Réveil, ete. ‘omme les li: Les doctrines qu'ils n'ont cessé de soutenir et de pro: mgent aussi pager, tantôt sous une forme, tantôt sous une autre, ont nués Où In été les suivantes, que nous extrayons des écrits mêmes vatholiques, de leurs rédacteurs :

Sans toute. Nous attendons, en le favorisant le plus possible at fils de Vol: Je règne des idées démocrates. Nous l’attendons avec la paix avec évrtitude, car, nous le répétons, cette doctrine est le ra- 1 profession tionalisme en politique, et la raison doit dominer en ec elleest, tont monde... On craint la lumière, et le moyen du clergé aneune con- pour empêcher la lumière, est de ne donner que l’é-

ducation qui lui convient. On craint la lumière, parce- Taux piles que la lumière amène l'examen, parceque la lumière la politique apprend à penser par soi-même. que la lumière amène té de cons. Ja liberté, ear il n'y à que les peuples ignorents qui is, la liberté soient esclaves...

r et d'écrire # L'alliance de l'Eglise et de l'Etat a toujours été mal-

catholiques heureuse pour les peuples... .Les dernières nouvelles

l'erreur des nous apprennent Ja déchéance du Pape comme roi et

Une mali [a proclamation de la République à Rome......Nous sa .)

luons avec enthousiasme cet évènement, que nous n‘hésitons pas à proclamer comme glorieux pour la cause des nations.…..Dans le siècle où nous vivons, nous ne comprenons pas l'existence de communautés d'hommes se livrant à la vie contemplative, dans le cilice et dans la haire. C’est à nos yeux une déplorable aberration du spiritualisme Périclès, Cicéron auraient-ils pu jamais s’imaginer que leur belle patrie serait envahie un jour par des barbares, et que les papes et les moines y domineraient un jour ? Qui peut dire ce que les destinées réservent au Canada ? ”

Ces idées et d’autres non moins funestes, avec force commentaires et développements, étaient de 1849 à 1850, mises en circulation dans le public parle journal l'Avenir, organe des fondateurs de notre parti libéral actuel.

Un peu plus tard on écrivait : “* L'ultramontanisme rend de plus en plus irrémédiable l'antagonisme profond qui existe depuis si longtemps entre la conscience de l'humanité et les détestables traditions politiques de la Papauté. On veut nous soumettre au contrôle d’hommes qui n'ont d’autres notions politiques que celles qu'ils ont pu acquérir sous le régime papal, le pire qui existât en Europe avec le régime russe ou le régime autrichien en Vénétie ......….

“ [ n'existe pas un homme digne d'entrer dans un gouvernement qui consentirait à recevoir sa direction des membres des congrégations romaines, dont quelques-unes sont si décriées par leurs arrêts, ou par les opinions ou les décisions qu’elles ont émises à différentes époques....….L'essence du pouvoir clérical est la néwation de tout droit qui ue découle pas du bon plaisir

du Pape, principe odieux qui sape par sa base tout droit naturel et politique...

“ L'infaillibilité d'un homme (le Pape) sur les ques-

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tions de mæurs, c’est-à-dire en matière sociale, politique, législative, légale ou scientifique, donc sur tous les sujets de l’ordre temporel, est la plus terrible aberration de l'histoire .…

“ L'Eglise dit que l'Etat doit lui être soumis parceque son pouvoir est d’une nature supérieure au sien. Jecl est une pure confusion d'idées, puisque le spirituel et le temporel sont deux ordres de choses essentielement distinctes. Dans le domaine spirituel, l'Etat n’a pas de compétence ; mais dans le domaine temporel l’Elise n’a pas de compétence non plus, puisque ne possédant pas, par la nature de son institution, la puissance coercitive, elle ne saurait commander les actes de la vie civile, ni punir la violation de la loi. Ceci est incontestablement la part du pouvoir civil.....ÆEt puis, si l'Etat est soumis à l'Eglise, celle-ci sera donc juge en dernier

ressort dans toutes les questions qui surgiront entre elles et l'Etat, ou par l'Etat entre elle et les particuliers ; donc toujours juge en sa propre cause. Ce serait donc le règne de l'arbitraire, et de l'arbitraire de la pire espèce, puisqu'elle ne reconnait aucune responsabilité en ce monde. Or, l'Eglise à trop montré, à toutes les 6poques de son histoire, combien il est dangereux de ne pas la tenir en bride, pour qu'après tant d'amères expériences de so:1 esprit d’accaparement et de domination, l'Etat puisse consentir à se faire son Instrument...

‘“ D'une personne à une autre, d'une intelligence à un autre, il ne saurait y avoir d'autre rapport possible que la parole et la discussion. Pour faire accepter une vérité, il ne faut pas seulement affirmer, mais il faut examiner, discuter et convaincre. Et le seul résultat possible de notre entretien, vous, m'aflirmant une opinion et moi l’ixaminant, c'est In concJusion : Je suis convain-

cu où je ne le suis pas. Ni je ne le suis pas, comme la lo du Christ est la loi parfaite de la liberté, vous n'avez

pas Le droit de m'imposer une opinion dont, dans mi conscience, cette lumière intérieure que Disu m'a don:

née, je ne puis voir la rectitude.....Voilà ce qui montre que l'Église ne saurait étre autre chose que la société

libre et universelle des esprits ; et d'un esprit à un autre on ne conçoit pas la coereition.

* L'huinanité repouss: de plus en plus énergiquenent les entraves à son progrès, et son mot d'ordre est wjourd'hui : Respect au sacerdoce vraiment humble; éelairé, charitable et chrétien :

que.

mals résistance énergiet guerre, S'il le faut, au sacerdoce dominateur ! Revendication des droits de la raison humaine ! Guerre à tous les dispotismes ! Suprématie du corps social ! Souveraineté du peuple et rétablissement définitif de la liberté ! Malheur à qui ne comprend pas !”

Et depuis que ces lignes ont été écrites, c'est-à-dire, depuis une vingtaine d'années, qu'avons-nous entendu répéter à peu près chaque jour par ceux qui se disent + sont en réalitéles porte-drapeaux du parti Hbéral? Ouvrons la Patrie, Vorgane sans peur et sans reproche du parti: l'organe qu'ilreconnaït comme parfaitement or- ‘hodoxe et professant Le Hbéralisme le plus pur; Forgane dont l'autorité est incontestable et imcontestée, et qui nourrit tout son peuple de sa plémitude sans s'épuiser uns : l'organe enfin qui est le chef de file, le guide et linspirateur de tous ces g'oglus qui modulent chacun selon la force de son g'osier, dans les prés toujours verts du Hbéralisime :

lit.

ouvrons la Patrie et écoutons ee qu'elle Comme 1] serait trop long de citer textuellement, ‘ontentons-nous de résumer fidélement.

Ce que la Patrie, depuis vingt ans et jusqu'à ces trois lerniers mois, où elle à changé de propriétaire et de rédacteur, n'a cessé de redire sous toutes les formes e1

sur tous les tons, c'est que les hommes naissent égaux,

hbres, et qu'ils ne sont soumis qu'aux lois qu'ils veulent

bien se l'homn pe, se re, SOU tes, av que la sonnel lie l’hc Jui do Jui fai ou un!

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6, et qui S'épuiser ‘ œuide et hacuri severts du à qu'elle lement.

Ces (rois re et de )rines ef | égaux, veulent

bien se donner ou accepter; que le Créateur n'a pas fait l'homme pour se l’asservir, mais pour qu'il se développe, se perfeetionne librement, conformément à sa nature, sous l'impulsion des facultés qui lui sont inhérentes, avec la seule raison pour lumière et pour guide : que lu religion, en tant que sentiment intérieur et personnel, est chose infiniment respectable, puisqu'elle rehe l’homine à son Créateur, mais qu: sitôt qu'on veut Jui donner d'autres sanectuaires que celui des âmes, et lui faire prendre un corps sensible dans une association ou une organisation quelconque, elle s'altèr: considérablement et sert de prétexte et de masque à l'orgueil, à l'ambition, au despotisme et à toutes les cupidités de ceux qui veulent règner par 1 superstition ; que l'Etat est souverain, complètement mdépendant, puisqu'il est l'expression de la raison commune et de la volonté de tous ; qu'il a tous les droits par conséquent, que rien ne lui est supérieur en ce monde, et que toutes les soctétés religieuses ne doivent se mouvoir dans son sein que selon son bon plaisir et les privilèges qu'il leur concede ; que nulle société religieuse, l'Eglise catholique pas plus que les autres, n'a le droit d'intervenir dans les questions politiques ;: que les Papes, mettant le pied sur ce terrain, ont usurpé les droits de l'Etat, et que c'est grâce à l'ignorance du moyen-âge qu'ils ont pu agir de la sorte : que le pouvoir temporel du Pape n'a pas de raison d’être, et que les révolutionnaires d'ftalie doivent être comptés parmi les intelligents bienfaiteurs de l'humanité ; que la prospérité publique demande qu'il v ait L moins possible de biens en main-morte, lesquels ne fructifient en aucune manière, et qu'il faut eu conséquence imiter de plus en plus la permission de posséder jusqu'ict accordée aux congrégations relwieuses : que tous doivent concourirau bien de PEtat et

par suite en porter les charges, soit en pavant lestaxes

MN Te

ou autrement, le clergé, les communautés religieuseslibéra comme les autres, selon que la loi l'aura réglé et décreder à 1 té ; qu'ilest expédient d’abolir la dîme, telle qu’ell porten existe encore en Canada, et de soumettre le ciergé de sal régime au vigueur chez les Français, où le gouverne ensuit ment se charge de lui donner une rétribution convena SUIVA ble ; que l'Etat doit avoir la haute main sur l'éducation 8° br puisque l'éducation forme les citoyens et qu'il a L lanthr plus grand intérêt dans cette formation ; qu'il a le droit ie par conséquent, de faire donner l’enseignement qu’il I juge le plus propre à la la bonne formation de la jeu: nesse ; que les écoles, ies académies, les colléges et les universités, étant surtout des pépinières de citoyens, le bon sens et la raison exigent que les enfants et les jeunes gens qui les fréquentent y soient formés à la vie elvile et laïque, par des instituteurs laïiquer, les seuls aptes à cette importante fonction ; que l’enseignement publie doit uniquement tendre à mettre chacun en état

; * el

de gagner sa vie selon ses goûts et ses aptitudes, et à pue

ae : Ce a remplir les divers emplois publics ; que, quant à l’ins- lu | truction religieuse, elle doit se donner dans la famille es

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et à l'Eglise, si on la regarde utile ou nécessaire ; qu’il est enfin important de mettre les jeunes intelligences *

: . tr en contact journalier avec les grands esprits du siècle, fl s toye tels qu'Eugène Sue, Quinet, Victor Hugo, Zola etc. y De plus, la Patrie n’a eu que de constants éloges à de < s % , ‘ T donner à la France révolutionnaire, dans la personne 8 DE > mêi de tous ses principaux représentants, tels que Gambet- i s , in ta, Ferry, Goblet, Bourgeois. Elle a toujours dit que 6 y ‘ F V2 ES ; { ar! pour elle 11 n’y avait de vraie France que celle-là, et : ‘ Ù \ NS son que le comble de ses vœux serait d’avoir un Canada à : ma l’image de cette France. Et, en attendant leur .accoma AE Un à ne!

plissement, elle soupirait après l'annexion du Canada de aux Etats-Unis.

Ni maintenant l’on prête l'oreille à ce que disent nos

On conven:

l'éducation

ement qu'il n de Ja jeu.

léges et les cltoyens, Je ts et les jen.

és à la vie r, les seuls -eignement Cun en état itudes, et à aant à l’inss la famille saire ; qu’il telligences S du siècle, ola ete.

S éloges à

à personne

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s dit que ‘elle-là, et Canada à

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1 5 ee

religieusedibéraux d'aujourd'hui, l'on trouve que, loin de le cé. glé et décreder à leurs devanciers, ils sont même en progrès et l’emelle qu’elj portent sur eux dans l’art de défigurer, de dégrader et le ciergé ay de salir tout ce qui est respectable et sacré pour le vouer le gouverne ensuite au mépris et à la haine. Qu'on lise les extraits

suivants et l’on s’en convaincra : ces ineptes et sacrilèges brutalités, accommodées à une espèce de sauce philanthropique, sont le fait des priucipaux écrivains de

notre parti libéral :

‘ La liberté la plus précieuse, la plus sacrée, la liberté de penser, la liberté de se conformer en tout aux règles de la saine raison, cette liberté même ñous est refusée, à nous, peuple canadien ! On ne nous imvtose qu'un credo : le credo de l’absurde ! On ne nous impose qu'une posture : l’agenouillement ! On ne nous impose qu'une selence : le psautier de David ! On ne nous laisse qu'une arme : le chapelet ! C’est le croupissement d’une race duas l’accroupissement. Et lorsque quelques rares esprits éclairés et indépendants ont voulu faire entendre leur voix autorisée ; lorsqu'ils ont voulu affranchir leurs frères de l'esclavage moral dans lequel ils étaient plongés, le clergé en masse s’est 11gué contre ces hommes de cœur, il les a anathématisés, fltris et voués au mépris et à la haine de leurs concitoyens .........

“ Bien des préjugés, bien des croyances même se fondront au creuset de notre analyse. Nous ne répondons même pas que les dogmes subsisteront dans toute leur intégrité ; mais nous prions nos lecteurs de ne pas s’alarmer outre mesure et de considérer que ces dogmes sont l’œuvre des hommes. Les seuls intéressés à leur maintien, c’est-à-dire les prêtres, les moines et les nonnes, de tout froc et de toute coiffe, ont le droit de verser de pieuses larmes sur cet attentat : mais le peuple doit s'en réjouir et nous aider à renverser la pyramide d’a-

bus sous laquelle nous étouffons depuis si lougtemps Nous n'avons pas l'intention de toucher à la Religion, c'est-à-dire à la sublime doctrine du Christ. Mais à cet te organisation anti-sociale qui s'appelle le eléricaiisme et qui, depuis tant de siècles, pèse sur les intelligences et sur les consciences dans un but de cupidité, nous prétendons arracher les masques...

“ L'Eglise a enfanté des théologiens, c’est-à-dire dex hommes qui prétendent posséder la science de Dieu par larévélation directe ou par l'entremise du Saint-Esprit Ces théologiens outragent la raison pas des sophismes et des absurdités, et corrompent toutes les vertus par leur soif effrénée des honneurset des richesses... La théologie, quintessence du eléricalisme, n'est-elle pas le lien brutal qui fixe les peuples au poteau infâme de l’ignorance, qui les réduit, les immobilise et permet aux théologiens Ge venir impunément les bafouer et les dépouiller..…...…s. Et si la catholicité tout entière se révolte contre la casuistique immorale des théologiens, quel eri ne pousse-t-elle pas contre la vermine monacale ? A quoi servent ces moines et moinillons parasites, ces nonnes et ces nonnettes stériles ? Partout on manque de cultivateurs ; partout on réclame plus de mains pou travailler et moins d'oisifs qui augmentent. ”

Plus on lit les tirades évchevelées de nos écrivains libéraux, plus on croit entendre les voix furibondes des jacobins du siècle dernier. Voici encore un échantillon de leur manière d'éclairer le peuple sur ses devoirs et

ses droits :

“ Que faut-1] au clergé pour règner ? Pour régner, il lui faut de l'or: il le prend. Pour le prendre, il Jui faut il l'abrutit. Pour l’abrutir, il lui faut le droit d'élever la jeunesse : il se l'arroge. Alors, il peut, sans danger, et sans crainte, fouiller les poches et les vider

subjuguer le peupe :

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