‹ Le libéralisme dans la province de Québec [microforme]Chapitre 3 sur 23 · CUT · texte numérisé non relu

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“ Notre bon peuple est exploité, surmené, pressuré, baillonné, aveuglé, damné par un clergé avide d'or, insatiable d'autorité et jaloux de ses prérogatives jusqu'à la fureur. Et le peuple canadien, peuple débonnaire, qui acen horreur les agitations, les querelles et les représailles : le peuple soumis, habitué à courber le front sous la main rigide des marchands de salut ; le peuple craintif, qui tremble à l'idée d’un enfer fictif et qu Supporte toute sa vie un enfer réel :; le peuple ignorant qui est incapable d'établir une distinction entre la vie. les maximes et la doctrine du Christ, et la vie, les maxi mes et la doctrine des pharisiens pillards qui ont usur

pé sa divinité : eh !'bien, ce peuple à tressailli !......

“ [s'est aperçu, ce bon peuple canadien, qu'il n’était qu'un instrument entre des mains expertes, et, depuis sa découverte, il n’'aspire qu'après son émancipation ma térielle et morale

‘À l'époque où nous sommes, la servitude d'un peuple comme le peuple canadien français, qui participe des deux plus fortes races du vieux monde, serait une monstrueuse anomalie si elle se prolongeait au-delà du

temps matériellement nécessaire à une révolution pacifique qui, sans secousses violentes, 6émancipera les esclaves de ce clergé autoritaire, avare, ignorant, jouisseur el paresseux.

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