SECONDE ELLE EST
Pendant que nos libéraux travaillaient à empêche: la vérité de se faire entendre au moyen de la presse, 1ls
tout ie mal possible pour baîllonner le
se donnaient
muls:
prêtre en chaire. Celui-ci, en effet, avait fréquemment Hrée
élever la voix contre les mauvais principes qu'ils s tis pc maient au sein de nos populations sans défiance, à pr da, pos ou sous prétexte de politique, et aussi contre de rat erreurs formellement condamnées qu'ils préconisaier comme des vérités incontestables, sur lesquelles rep: sait l’ordre social bien entendu.
Le clergé leur paraissait d'autant plus redoutabl qu'il avait toujours été, surtout aux plus mauvais jour {4 de notre histoire, le rempart contre lequel était venu in se briser la violence des ennemis de notre race et ‘4 xx notre religion. À tous ceux qui avaient quelque teint how de notre histoire, il était évident que le miracle de ! jt conservation de notre nationalité, de tous nos droits « dire, vilset religieux, malgré tous les efforts qu’on avait fait p,6 pour les détruire, immédiatement après la conquête di Canada par l'Angleterre, était dû à l’action héroïqu srov du clergé qui, sentinelle vigilante et placée aux avant Can postes, avait toujours eu l’œil ouvert pour signaler LE Jass danger à sa première manifestation, et indiquer le fédé moyens de le conjurer. No< libéraux, incapables de dé
parti s'étai contt tem!
ses {
con chirer les pages de notre histoire, surtout de nier de jai faits qui étaient pour ainsi dire contemporains, imagr ave nerent de soutenir que l’action du clergé dans nos at ou: faires publiques, excellente dans la période de formatioi gta et de conservation de notre peuple, n'avait plus sa raiso: pro d'être dans la période de consolidation et de dévelop tou
pement, et que même elle serait alors un obstacle à tou ( véritable progrès. IIS donnaient à entendre par là, «
qu qu'ils ont formellement déclaré plus tard et même de 0) uos jours, que le clergé canadien avait eu grand tort 6t:
de s'opposer vigoureusement à la levée de boucliers de l'a nos révolutionnaires de 1837, qu'ils vénèrent avec rai son comme leurs pères dans l’ordre social et politique
Ce fut surtout après les élections qui suivirent la pro
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mulsation d'une nouvelle constitution, longuement élaborée par les homines les plus distingués des deux partis politiques qui se disputaient alors le pouvoir au Canada, ratiliée et confirmée par l'Angleterre, que nos libéraux depuis longtemps aigris contre le clergé, et, en particulier, comme nous venons de le dire, parcequ'il s'était montré hostile à la révolte de 37, se déchaînèrent contre lui avec toute la violence d’une colère long-
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temps comprimée.
La nouvelle constitution, qui formait une confédération de toutes les provinces anglaises de l'Amérique du Nord, à l'exception de Terreneuve et des Territoires de l'Ouest, y compris le Manitoba d'aujourd'hui et la Colombie anglaise, avait son unique raison d’être, on peut dire, dans la nécessité où se trouvait le Bas-Canada, la Province de Québec actuelle, de protéger efficacement ses coutumes, ses lois, ses institutions et surtout ses croyances religieuses contre le despotisme du Haut- Canada, aujourd'hui Province d’'Ontarlo, qui voulait se l'asservir pour l’anglifier et Le protestantiser. Par la confédération des provinces, ces dernières avaient l'absolu contrôle de toutes leurs affaires intérieures, se gouver- $ naient selon leurs propres lois et n'avaient à compter US, IMagr gvec le pouvoir central ou fédéral que dans les affaires
dans DOS 4! Gun choses d'intérêt général. Vu la situation d'alors, on de formatio: était en 1867, c'était le seul et Je meilleur moyen de lu sa raiso:
de dévelop bstacle à tou re par là, «
protéger t de conserver nos plus chers Intérêts, surtout nos intérêts religieux.
Quoiqu'il n'en fût pas Pauteur, le clergé ne pouvait que se montrer favorable à la nouvelle constitution, et et même de # ,,5mme elle était proclamée de par autorité royale, il : gran d tot était de son strict devoir de recommander au peuple de boucliers d l'aceepter avee un parfait esprit de soumission. Mais a AVEC TA nos libéraux ne l'entendaient pas ainsi, et leurs plans se L politique trouvaient renversés. À cette confédération qu'on nous irent la pro:
donnait, ils préféraient de beaucoup l'annexion ai Etats-Unis qui eut été tout à notre désavantage comn catholiques, C'était là justement la raison qui la leur fi sait désirer et prêcher, et pour laquelle ils l'affectio: nent encore tant aujourd'hui.
Un fait des plus importants à noter 1e1, et qu'il à faut jamais perdre de vue, c’est que nos libéraux 0 toujours été et sont encore les alliés politiques de la fra tion protestante la plus foncièrement hostile à tout: nos libertés religieuses. Et c'est la quasi prépondérant quils donnaient à l'élément protestant dans le Parl ment du Canada, avant 1867, qui a rendu nécessaire | confédération des provinces.
Extrêmement contrariés dans l'exécution de leu plans par la création de ce nouvel ordre de choses, no libéraux se rabattirent avec fureur sur le clergé. Pen dant plusieurs mois, de 1867 a I8G8, et trois fois par se maine au moins, le Pays, principal organe rouge, au Ca nada, ne cessa de vilipender prêtres et euré: dans se < eo lonnes, les attaquant de toutes façons, en chaire, au con fessionnal, et S'ingéniantàtravestir de la manière la plu inique leurs actes et leurs paroles, afin de les vouer à tous les mépris et à toutes les haimes, Une vuerre de c venre, conduite à Ja Voltaire, ne s'était jamais vue at Canada où elle n'était pas même supposée possible, ca nul protestant n'eût osé l'entreprendre, Mais les chef üibéraux, pire: que des protestants outrés de fanatisme parce qu'ils sont très-impies, ne reculerent pas devant odieux d'une campagne aussi déloyale qu'irréligieuse Es en esperaient un double résultat : forcer le clergé à se taire par intimidation, puis détruire ou au moins affaiblir considérablement son influence en le dénigrant.
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