‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 101 sur 127 · Seignobos, op. cit., ch. IV, p · texte numérisé non relu

Seignobos, op. cit., ch. IV, p

neté, et peu soucieux de se lancer dans l'inconnu pour lequel il a d’instinct une certaine répugnance. Les forces tories, puissamment organisées et qui ont conservé, dans les comtés une partie de l'influence que leur ont ravie les bourgs et les centres industriels, contribuent, elles aussi, à assagir leurs revendications et à enrayer les excès. D'autre part, le système électoral, n’exigeant pour la désignation des députés que la majorité relative des suffrages exprimés, oblige les libéraux et les radicaux à faire bloc, dans la plupart des circonscriptions, sur le nom d’un seul candidat, pour tenir en échec celui des conservateurs. Ainsi s'explique l’évolution du libéralisme vers le radicalisme, dont la carrière de Gladstone est une excellente illustration, et la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité, que nous éprouvons aujourd’hui à découvrir entre eux la moindre différence. Sous l'empire des lois électorales, faisant une place de plus en plus étendue au peuple, et dont la dernière a donné le bulletin de vote à 5 millions d'adultes (1), tout en laissant en dehors de ses termes plus de 3 millions 1/2 de citoyens majeurs, le libéralisme a pris une allure nettement démocratique, permettant de comprendre l’étonnement des gens comparant le Whig à la morgue hautaine de 1830, et le libéral d'aujourd'hui, dévoué à la cause populaire.

Il convient, du reste, en bonne justice de remarquer

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