‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 121 sur 127 · Review of Reviews, ibid · texte numérisé non relu

Review of Reviews, ibid

« nourriture ou la matière première entraverait la « lutte déjà si difficile des manufacturiers pour main-

« tenir leur position dans les marchés étrangers « absorbant les 80 0/0 de leurs produits. »

Chamberlain avait cru qu’une enquête auprès des Chambres de commerce tournerait à l’avantage de sa politique fiscale : l'événement fut loin de répondre à ses espérances, il avait adressé une circulaire à cent deux de ces établissements ; un seul se prononça nettement en faveur d’une restauration protectionniste et d’un régime de préférence ; huit votèrent la nomination d’une commission chargée d’enquêter sur la situation économique du pays; le reste garda un silence désapprobateur (1). Sans se laisser séduire par la perspective des avantages qu’il leur faisait entrevoir, les colonies ne pouvaient se résigner à adopter une politique de nature à limiter la liberté dont elles jouissaient, de fixer elles-mêmes leurs tarifs. Enfin, au sein même du Cabinet conservateur la question fiscale détruisait l’ancienne cohésion ministérielle : M. Chamberlain prônait son système de Zollverein britannique tandis que M. Balfour optait pour une politique de retaliation de représailles et de réciprocité. Interrogé aux communes, M. Richtie, chancelier de l'Echiquier, répudiait nettement toute transformation et dévoilait la désunion qui régnait parmi ses collègues. Les événements se précipitaient. Pour reprendre son indépendance

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