‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 15 sur 127 · Ibid, p · texte numérisé non relu

Ibid, p

sive d'une monnaie appelée à subir des fluctuations de valeur si considérables (1). Enfin, tout en protestant contre l'interdiction du prêt à intérêt, fruit des scrupules religieux du moyen âge, il est loin d’en préconiser la pleine liberté, il n'est pas ennemi d’une intervention du législateur et lui indique même les règles propres à présider à la fixation de son taux maximum (2).

Ces quelques exemples, pris dans l’œuvre d'Adam Smith nous permettent de dégager la nature de son libéralisme et de le laver de l'accusation d’idéalisme souvent portée contre lui. Sans doute la liberté naturelle, modérée par la concurrence des individus, est le souverain bien, l'idéal vers la réalisation duquel doivent converger tous nos efforts ; le rôle de l'Etat est borné à en assurer le libre jeu par la sécurité, mais il n'hésite pas à faire appel à son intervention, quand elle est utile à la prospérité nationale et, prévoyant les difficultés que causera le remplacement par un régime de liberté de la réglementation qui nous étouffe, il indique les procédés propre à en atténuer la rigueur, quitte même à choisir dans l’arsenal de ses adversaires les armes qui ont contribué à assurer le progrès, le développement et la sécurité du pays.

C’est l'influence de considérations analogues qui

décida Malthus à professer des théories moins étroi-

1: Adam Smith : op. cit., LIT ch. Il t-0r, p.883. 2. Ibid, 1. IE, ch. tv. t. 1, p. 432-433.

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