Herbert Samuel, op. cit., 2° partie, ch. IV, p. AJ EL
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cnfants rencontre peu d'opposition, même parmi les conservateurs, il est loin d’en être de même de celle de l'emploi des adultes, et nombreuses sont les objections qu'y oppose une grande partie des libéraux. Cependant quoique l'entente ne soit pas faite sur le principe, l'accord s’est opéré sur quelques points de détail : grâce à leur énergie, les associations minières ont obtenu, de la plupart de leurs employeurs, l'octroi de la journée de huit heures, mais il est soumis au caprice patronal, et il importe qu'une loi vienne en assurer le maintien aux ouvriers employés au travail dangereux et épuisant de la mine. Pour être moins pénible, la situation des commis de magasin n'est guère plus enviable et elle nécessite à son tour l'intervention urgente du législateur. Dans l’atmosphère viciée des boutiques, propre à l’éclosion et à la contagion de toutes les maladies, fréquents sont les cas où la durée du travail se prolonge au delà de quatorze heures par jour ; la voir réduire à huit est un idéal trop irréalisable pour qu'ils osent y aspirer, mais elle pourrait facilement, par une entente ou une loi, être ramenée à des limites raisonnables, douze ou dix heures par exemple (1).
La sollicitude de l'Etat pour la santé des travailleurs dont témoignent les mesures rigoureuses qu'il a imposées pour les garantir contre les accidénts et
les maladies, ne doit passe ralentir : il doit veiller