‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 43 sur 127 · TIT · texte numérisé non relu

TIT

ces quelques mesures ferait disparaître une cause de maladie et de malaise d'une grande partie de la population ouvrière (1).

Non content de prévenir les accidents, le législateur s’est efforcé d’en réparer les conséquences fâcheuses pour le travailleur qui en est la victime ou sa famille : les lois quiont réglementé cette matière feront bientôt l’objet de notre examen (2), mais la pratique en a montré les lacunes qu'il convient de combler et les inconséquences qu'il faut réparer. L'application en est trop restreinte; bien que complétée en 1900, la loi de 1897 laisse encore en dehors de ses termes plus d’un tiers des métiers. La mort, en mer, d’un marin n'ouvre aucune aclion en dommage à ses héritiers ; au contraire un stevedore (arrimeur), blessé en chargeant ou en déchargeant un navire, a droit à une indemnité, grâce à laquelle il pourra entreprendre un petitcommerce. La veuve d'un maçon,tombéd’une maison de 30 pieds de haut, touchera une somme allant jusqu’à 300 livres (9.500 francs), tandis que celle d’un ouvrier tué en construisant un immeuble de 29 pieds d’élévation, n’obliendra aucun secours. Refondre la loi au plus vite, en étendre l'application à tous les métiers, introduire dans ses limites les maladies et les infirmilés qui constituent, au même titre que les accidents, un risque professionnel : telles

sont les réformes les plus indispensables (3).

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