‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 44 sur 127 · Herbert Samuel, op. cit., p · texte numérisé non relu

Herbert Samuel, op. cit., p

Les appels de plus en plus fréquents à la bourse de l’ouvrier : retenues de salaires, cotisations de toute sorte, en l’empêchant d'assurer sa vieillesse par l'épargne, imposent enfin l'examen du problème des pensions de retraite. En augmentant la responsabilité du patron, la loi sur les accidents lui a donné intérêt à n’employer que des travailleurs jeunes et vigoureux, moins sujets que les âgés à être victimes de leur faiblesse ou de leurs infirmités ; le nombre des assistés au delà de soixante ans a de ce fait augmenté considérablement, sans qu'on puisse prétendre qu’il y ait la moindre faute imputable aux ouvriers eux-mêmes. Certes l’assistance leur a rendu de grands services ; mais ce n’est pas par la charité seule que l'Etat leur viendra en aide; le remède doit être cherché ailleurs, et les pensions semblent être la solution sur laquelle l’accord des libéraux s’est fail : la question n’est pas sans offrir de sérieuses difficultés pratiques, mais nul doute que l'étude et le spectacle de l'application des lois étrangères ne permettent de la résoudre à brève échéance (1).

En dehors de celle de la législation, le gouvernement dispose d’une autre voie pour manifester son influence et collaborer au progrès social : il est devenu aujourd’hui le plus important patron : ses entreprises et celles des municipalités recourent aux services de multiples ouvriers et employés,le premier moyen

qui s offre à lui de réaliser le but qu'il se propose,

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