Herbert Samuel, op. cit., p. 135 etss
RLRS EC
c’est-à-dire « la diminution de la pauvreté ou l'atténuation de ses effets », est d'améliorer la condition de ses propres serviteurs. Les économies sont, sans doute, une politique désirable, mais elles ne sauraient être atteintes au prix de la misère des travailleurs, et ce serait une contradiction singulière que de voir l'Etat appliquer, chez lui, des principes autres que ceux dont il prêche l'emploi à la nation. C'est à lui, au contraire, de se poser en modèle aux chefs parti. culiers, et la force de ces arguments a déterminé la Chambre des communes à voter, le 6 mars 1893, à cet effet, larésolution suivante : € Les entreprises gou- « vernementales, pour les heures, salaires, précau- « tions contre les accidents, les retraites pour la vieil- « lesse, doivent être un véritable exemple à proposer & à l’imilation des patrons privés du pays entier. » (1).
C’est sous le même aspect que les libéraux envisagent la question foncière, autour de laquelle pivote depuis si longtemps la politique intérieure anglaise et qui a donné naissance à une abondante littérature de revendications passionnées. Elle revêt à leurs yeux une forme simpie : le Royaume-Uni est peuplé de 4x millions d'habitants, comment leur assurer le meilleur usage des 120.000 milles carrés qui constituent sa superficie ? Qu’on le veuille ou non, la terre offre, d'autre part, des caractères interdisant de l’assimiler aux autres objets dans le commerce : alors que la population augmente sans