‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 46 sur 127 · Ibid: p · texte numérisé non relu

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cessé, ét que tout homme doit occuper, ici-bas, une portion, si minime’soit-elle, de la surface terrestre, l'industrie humaine est impuissante à lui ajouter un seul pouce carré de terrain ; force nous est donc de nous accommoder de celle que la nature met à notre ‘disposition, ‘et les règles de l'utilité publique nous ‘contraignent à la soustraire, au moins partiellement ‘aux désastreuses conséquences que produirait une -nouvelle concentration de la propriété foncière aux ‘mains de quelques landlords. Ils rejettent d’ailleurs ‘hardiment les projets de nationalisation du sol pré- ‘chée par les socialistes : avec indemnité, ce serait “une ruineuse opération, substituant à des proprié- ‘taires multiples un possesseur unique : l'Etat, mais dont le domaine serait grevé de l'hypothèque garantissant l'emprunt nécessaire au rachat ; sans indemnité, ce serait une spoliation injustifiable, à laquelle ‘ne peut s'associer un parti toujours respectueux des droits acquis (1).

Le problème offre d’ailleurs un intérêt différent suivant qu'il se pose à la ville ou à la campagne. Dans les agglomérations urbaines il importe de multiplier les logements ; dans les districts ruraux de faciliter le morcellement et le libre transfert des vastes domaines. Sous la pression constante de l’afflux des campagnards dans les villes, contrairement à ce qui s’est produit pour les objets de consommation cou-

rante, les loyers ont subi, au cours du xix° siècle, une

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