‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 47 sur 127 · LENS ET FC, 2 | ON AE · texte numérisé non relu

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hausse persistante. Sûrs de lrouver, en dépit de leur délabrement, des locataires pour leurs immeubles, les propriétaires ont cru inutile de les restaurer ou de les adapter aux conditions d'hygiène dont la science moderne a démontré la nécessité ; nous n’avons que trop souvent l'exemple d’un entassement et d’une promiscuité, que réprouve également la morale ; la crise a atteint une acuité qui lui a valu une place prépondérante dans les réclamations libérales, et nombreux sont les remèdes qu’ils jugent propres à l’atténuer. Le propriétaire d’un terrain, sis au cœur d’une ville populeuse ou dans ses alentours immédiats, n’est jamais intéressé à y édifier des constructions : son domaine peut acquérir chaque jour une valeur croissante, il ne sera jamais taxé que sur le revenu véritable : l’imposer, au contraire, comme terrain à bâtir serait une excellente mesure de contrainte qui l’amènerait à composition. Bien qu’étendus depuis les récents « acts », les pouvoirs des conseils de comté et des assemblées municipales, en matière. d’expropriation, ne sont pas encore suflisants. Pourquoi les contraindre à n’acheter les espaces nécessaires à l’érection de maisons nouvelles que dans la mesure de leurs besoins immédiats, sans leur permettre de profiter et de faire profiter les finances publiques des bonnes occasions qui peuvent se présenter ; pourquoi limiter à cinquante ans la période de remboursement des emprunts d'achat, alors que les immeubles sont susceptibles de rapporter des revenus pendant un laps de temps au moins double ?

Pourquoi les astreindre à la nécessité d’en référer au Local government Board pour la moindre expropriation, et donner aux expropriés une allocation supplémentaire de 10 0/0 en sus de la compensation fixée par les arbitres, surtout lorsqu'elle a pour but la démolition de maisons menaçant ruine ? La simple énumération de ces critiques indique suffisamment le sens des remèdesinscrits au programme actuel des libéraux et, s’ils sont heureux d’avoir vu réaliser le principe de leurs demandes, il n’en reste pas moins une série de mesures capitales à adopter pour achever de lui donner toute sa valeur (1).

Le cri de ralliement du parti dans les circonscrip-

tions rurales a longtemps été d'assurer à l’ouvrier

agricole la possession d’un lopin de terre autour de son cottage, et les actes votés par le gouvernement tory qui les avait, du reste, empruntés à ses adversaires, ont été un pas sérieux vers l’accomplissement de ce projet ; mais, comme pour les villes, les pouvoirs délégués aux assemblées paroissiales ou de district, en apparence si considérables, ont été entourés de restrictions qui en ont singulièrement diminué la portée : la petite propriété a été seule favorisée, alors qu'il eût, peut-être, mieux valu encourager le fermage : nombreux sont les paysans qui répugnent à l’idée d’être soumis, pendant de longues années, à l'amortissement de leur prix

d'achat, et qui préféreraient de beaucoup exploiter

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