Herbert Samuel, p. 47 et ss
leur domaine en qualité de simples tenanciers, garan-tis contre l’éviction. D'autre part, à l'inverse du droit, conféré aux County Councils, d’exproprier le solurbain destiné au morcellement parcellaire, la loi n’admet pour les Small Holdings ruraux que l’achat amiable et permet ainsi à un seul propriétaire récalcitrant de s'opposer à la vente de terrains consentie par tous ses voisins : aussi les libéraux demandent l'extension des mêmes pouvoirs aux conseils ruraux et l'accord de facilités aussi grandes à la location qu’à l’achat des terres (1).
Les rapports du fermier et du bailleur ne pouvaient d'autre part les laisser indifférents et, si des lois récentes ont, comme nous le verrons, favorablement modifié la situation du premier, des abus se sont produits à la suite de l’omission de certains points de détail. Les améliorations apportées à l'exploitation, sans l'autorisation préalable du landlord, ne lui donnent droit à aucune indemnité, et, non content de profiter ainsi d’une plus-value entièrement due à autrui, le propriétaire en abuse souvent pour exiger du tenancier, dont il connaît la répugnance à quitter son domaine, un supplément de redevance. On ne saurait laisser perpétuer un tel état de choses : toute amélioration, quelle qu’en soit la nature, doit être l’objet d’une compensation, il faut autoriser le fermier à en exiger le règlement à toute époque, et non pas seulement à la fin du