Herbert Samuel, op. cit., p. 103 et ss
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bail, le garantir contre la hausse arbitraire des loyers, | et limiter enfin le droit de saisie du landlord au cas de leur non-paiement (1).
Supprimer le régime suranné des substitutions, assurer le facile transfert des terres, en diminuant les frais énormes qui en accompagnent les ventes, permettre le partage des propriétés foncières, en abolissant le principe aristocratique de la primogéniture, ressusciter, à cet effet, la mesure mort-née, votée en 1887 par la Chambre des lords, elle-même gardienne fidèle des privilèges, telles sont encore les réformes que proposent les libéraux et dont l'étude des progrès, accomplis au cours du xix° siècle nous permettra plus loin de saisir la portée (2).
Ce sont là toutes mesures partielles que caractérise, à l'encontre des affirmations socialistes, le respect de la propriété individuelle ; il ne va pas toutefois jusqu’à reconnaître au landlord le droit de proliter exclusivement de la plus-value acquise à ses biens par le développement de la société. Les dépenses locales augmentent, en effet, dans des proportions considérables, et multiples en sont les causes : à côté de l’accroissement de la population urbaine, il faut signaler la tendance grandissante des municipalités à remplir des fonctions jusque-là réservées aux
.110id;, p° 178, 2. The Newcastle programme, report of 14‘ annual meeting
of national liberal Federation at Newcastle-on-Tyne (october and 1891).
entreprises privées. La collaboration des masses démocratiques aux affaires publiques se traduit par leur souci d'améliorer leur bien-être aux frais de la communauté : des pares s'ouvrent, des rues se perçent, de nouveaux systèmes d’égouts remplacent les: anciennes canalisations insalubres. La loi elle-même impose aux assemblées locales des charges nouvelles en leur confiant le soin d'organiser des brigades de sapeurs-pompiers, des écoles publiques, etc. Aussi, en dépit des bénéfices qu’elles retirent de l’exploitation des tramways, de la fabrication du gaz et de la location des marchés, malgré les subventions que leur accorde le pouvoir central, le budget des dépenses des municipalités fait des progrès énormes et nécessite des appels de plus en plus fréquents à de nouvelles ressources. Où les puiser ? L’occupier, le locataire, sur les épaules duquel repose aujourd’hui tout le fardeau des taxes locales, se refuse à consentir des sacrifices plus nombreux, et toute amélioration même indispensable, se heurte à son opposition inébranlable si elle doit avoir pour effet d’obérer encore les finances communales (1). C’est pourquoi les libéraux cherchent à opérer une répartition plus équitable des charges municipales en y faisant participer les propriétaires fonciers, qui y échappent au moins apparemment. C’est là l’objet de la taxation des plus-values foncières (ground values), inscrite aujourd'hui à leur programme. Vestige du temps où