Stuart Mill. Principes, 1. V, ch. IIS 5, t. 2, p. 373 et
récupère sous forme d'impôt cette plus-value imméritée dont elle est la créatrice et la source? En outre, que leurs biens haussent ou restent stationnaires, peut-on affirmer que les landlords supportent leur part exacte des charges locales ? IL est indéniable que leurs immeubles profitent des travaux de toute sorte qu’opèrent les municipalités, car comment expliquer autrement les différences énormes entre le prix d'une acre de terrain sis au cœur de la « Cité » et celui d’un champ de même étendue pris au milieu de la plaine fertile de Salisbury ; il est donc équitable qu'aux termes mêmes des sages principes d'Adam Smith, ils participent à ces dépenses suivant leur capacité, c'est-à-dire au prorata de la valeur de leurs terres. Ohjectera-t-on que même aujourd’hui l'incidence des taxes locales, reposant en apparence sur le locataire, n’atteint en réalité que le landlord ? Sans vouloir entrer dans le détail d’une controverse qu'ont tour à tour abordée tous les économistes sans pouvoir arriver au complet accord, les libéraux soutiennent qu’elle n’affecte en rien la solution du problème. Si, comme l’aflirment quelques dissidents, le bailleur en supporte tout le poids, que lui importe d’être directement imposé, lors de la signature de baux nouveaux au lieu d’ajouter, comme autrefois la taxe au prix du loyer ? Adam Smith (1), Ricardo (2), Stuart Mill (3), etc., soutiennent que
1. "Adam Smith, op. cit, 1 N;ch/IE 5%, p.507. 2. Ricardo. Principes, ch. XIV, p. 17%.
3. St. Mill. Principes, 1. V, ch. IIL, $ 2 et 6, p. 366 et suiv.