‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 57 sur 127 · Price, 0p. cit., p.40 et4r · texte numérisé non relu

Price, 0p. cit., p.40 et4r

Georges III (1). Plus longue fut à réaliser la réforme de la loi despauvres, dont Malthus avait montré les effets néfastes : ou commençait à se convaincre que, comme il l’avait affirmé, la masse des indigents croît en raison directe des secours qu’on leur accorde, et que l'assistance devenait « matière de droit et « d'honneur au lieu de rester un objet de mépris et « d’opprobre ». L'enquête de la Commission royale en révéla les inconséquences : les salaires d’un pauvre étaient plus élevés que ceux d’un travailleur indépendant ; des propriétaires abandonnaïent leurs terres aux assistés, les revenus ne suffisant plus à couvrir les taxes qu’ils leur imposaient (2). Œuvre du Ministère whig de grey et de Melbourne, la loi de 1854, formant aujourd’hui encore le code de l’assistance anglaise, vint enfin mettre un terme à ces abus. Désireuse d’abolir les inconvénients du système des allowances, elle supprima, sauf pour les infirmiers, l’outdoor relief et contraignit les indigents à venir gagner au workhouse, au prix d'un travail véritable, les secours que leur procurait autrefois une besogne insignifiante faite à domicile. Les effets bienfaisants ne tardèrent pas à s’en faire sentir; le nombre des assistés diminua rapidement ; cependant, sous l'empire de considérations de solidarité

humaine, le but de relèvement moral recherché par

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