‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 60 sur 127 · I. Léon Faucher, op. cit.,t. I, p · texte numérisé non relu

I. Léon Faucher, op. cit.,t. I, p

propre, disait-il, à donner des armes à la concurrence . étrangère, au détriment des intérêts de la population ouvrière anglaise ; il ne s’opposait pas à la protection des mineurs, mais il se refusait à prendre sous sa tutelle ceux qui étaient libres de leur sort! » (1). La discussion du bill de dix heures fut le signal de l'explosion des libéraux d'alors : Lord Brougham prit la parole en ces termes, pour en combattre l'adoption : «Je regrette l’ingérence du pouvoir légis- «€ latif dans le contrat entre patrons et ouvriers des « usines, et j'eslime qu’on a tort de fixer la journée « à douze, encore moins à dix heures ! ». Hume déposa une motion de rejet, Rœbuck y fil aussi opposition, Sir William Molesworth, Milner Gilson, et Miss Martineau essayèrent de soulever, contre cette . mesure l'opinion du pays. Trois ans plus tard, la même question ayant donné lieu à un nouveau débat, Bright déclara, qu’à ses yeux, la proposition était très dangereuse, contraire aux intérêts de la nation et aux principes d'une sage législation. Cobden, enfin, répondit à une lettre que lui adressaient ses électeurs de Lancashire. &Ne comptez pas sur le Parlement, ne comptez que sur vous-mêmes. » Toute intervention de l'Etat était alors recue de cette manière et considérée comme funeste au commerce

et néfaste à l'initiative individuelle (2).

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