‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 62 sur 127 · The Work of Liberalism (Liberal Publication Depart · texte numérisé non relu

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ment), p. 32.

testations, elle fixait enfin le taux même des réparations suivant que l'accident avait causé la mort de la victime, la perte d'un membre ou une simple incapacité temporaire de travail (1). La proposition de M. Asquith était plus extensive et le fait de n’avoir pris qu’une part indirecte à son élaboration, incita les libéraux à étudier les inconvénients de la loi et à en demander de nombreuses améliorations, dont noussignalions quelques-unes au chapitre précédent. Pourquoi, préterdent-ils, soumettre les métiers à un traitement différent, alors que tous sont, en somme, sujets aux mêmes risques? Les maladies professionnelles ne doivent-elles pas aussi être comprises dans les limites de l’acte ; il n’y a pas de raison, disent-ils, pour qu’une blessure ou la perte accidentelle de la vie permette d'obtenir une compensation, alors que l’on se désintéresse des atteintes portées à la santé ? Pourquoi refuser à la famille d’un ouvrier, mort d'un empoisonnement par le plomb ou intoxiqué lentement par le charbon, l’indemnité qu'on accorde généreusement aux héritiers d’un chauffeur tué par le bris d’une chaine ou l'explosion d’une chaudière ? L’admission par la loi du principe même de ces réclamations amènerait, sans aucun doute, les patrons à veiller, avec plus de soin, à l'aménagement et aux

conditions hygiéniques &e leurs établissements (2).

a Ce DEV 0D-cit,, de V, CRINt AD 250

2. H. Samuel, op. cit., p.91, M. Herbert Giadstone, Home Secretary, vient de déposer un bill donnant satisfaction à toutes ces revendications.

= 164 « Le Railway Regulation act de 1893 faisait aussi

subir une éclipse plus sensible à la liberté des con-

trats, longtemps considérée comme la pierre de touche du libéralisme économique. Les compagnies de chemins de fer abusaient souvent de leur autorité pour imposer à leurs employés un surmenage contre lequel toutes leurs protestations restaient vaines. La nouvelle loi autorisa le Board of Trade à fixer la

-journée de travail au nombre d'heures qui lui semble-

rait raisonnable, lui donna les moyens de contrainte nécessaire à en assurer l'observation, le fit juge, enfin, des plaintes que les ouvriers auraient à formuler contre ses infractions (2).

Nulle part, cependant, le contraste n'est plus saisissant que dans le Factory Act dont le gouvernement libéral de 1892-1805 obtint l'adoption : il semble qu'on ne puisse porter plus loin la minutie de la réglementation et la prévision des moindres détails. Il fixe la quantité cubique d’air requise par personne employée, prévoit le dégagement de vapeur qu’on pourra autoriser, détermine la température qu'il convient de maintenir, exige que des mesures de précaution soient prises en vue d'éviter l'incendie et de permettre, en cas de sinistre, l'évacuation rapide des ouvriers, décrète pendant combien de jours par semaine et par an les femmes et les jeunes personnes pourront faire des heures supplémentaires au delà de celles qu’autorisent les textes, fixe les heures

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