H. Samuel, op. cit., p
de travail et de repas dans les ateliers de blanchisserie, détermine à quelles conditions sont soumis les métiers dangereux et insalubres, indique les modes par lequel le patron portera à la connaissance de son personnel les salaires qu'il lui accorde, et entre encore plus'avant dans le détail. Mettant à prolit les pouvoirs que leur confère la Constitution, les ministres usent enfin de leur autorité pour élever les salaires et diminuer la journée des nombreux travailleurs au service des industries nationales. Il est impossible d'imaginer abandon plus complet de l’ancienne théorie négative que cette activité du gouvernement si minultieuse et si compréhensive (1).
En énumérant, en tête de ce chapitre, les obstacles auxquels se heurtait la liberté des classes laborieuses anglaises au commencement du siècle dernier, nous avons volontairement laissé de côté un droit qui leur faisait défaut, et dont l’octroi devait être le signal d’une modification profonde des rapports industriels entre patrons el ouvriers : nous voulons parler du droit de coalition et de grève. Déjà en 1776 Adam Smith s’indignait de l'impunité du concert des patrons en vue d’abaisser les salaires, alors que les statuts sévères interdisaient tout accordentre ouvriers pour en obtenir l'augmentation (2). Quels sentiments eût alors soulevés chez lui le spectacle de la
législation de 1800? A la sympathie primitive qu’a-