I. bid, p. 277 et suiv
Ni
Union de sept membres enregistrée, on leur assurait le respect de leurs fonds ét le droit de poursuivre, devant les tribunaux, les trésoriers et les mandataires infidèles. Elles étaient toutefois astreintes au dépôt annuel de leur bilan, en y insérant, à l'occasion, les changements opérés dans leurs statuts (1). Cette partie de la loi fut acceptée avec reconnaissance par le Congrès des Unions, réuni en mars 1891, mais il en fut autrement de la deuxième, qui codilfiait, en quelque sorte, les décisions judiciaires relatives au picketing et considérait comme entrave au travail toute tentative de persuasion, même pacifique, pour amener l’affiliation d’un compagnon à une association. C'était retirer d’une main ce qu’on accordait de l’autre, c'était prohiber légalement l’action des Unions alors qu'on en reconnaissait légalement l'existence.
La condamnation de douze ouvriers gaziers de Londres, en 1892, montra les inconséquencess de la législation et amena les pétitions multiples des syndicats irrités. Gladstone se cantonna dans un refus systématique de l’abrogation de l'amendement, qui lui valut un échec aux élections générales ; les travailleurs ayant suscité, pour mettre en minorité le parti libéral, des candidatures ouvrières, à la faveur desquelles passèrent les conservateurs. Une fois au pouvoir, ceux-ci essayèrent bien de se dégager de
leurs promesses par le procédé dilatoire d’une