Bastiat, op. cit., p
2. &« Greville Memoirs » May 21 “ 1846 (Work of Liberalism), p. 5.
3. Bastiat, op. cit., p. 445. L. Faucher, op. cit., p. 158 et suiv.
Commencée par Huskisson la réforme maritime n'avait pas été menée à bout et, en dépit des coups qu'il avait portés à l’acte de navigation, les principales dispositions restrictives en subsistaient en 1846. Appelé au pouvoir en remplacement de Pell, tombé sur la question irlandaise, Lord Russell s’empressa d'obtenir de sa majorité libérale, par le vote de l'acte du 26 juin 1849, l'abolition de la plupart des anciennes mesures sur.la navigation d'Outre-Mer. Gladstone enfin, en 1853, supprimait les derniers restes de ces entraves et depuis la liberté absolue a été la règle des lois maritimes anglaises. Grâce aux excédents budgétaires, fruit de sa sage administration financière, il pouvait dégrever peu à peu des droits de douane les objets d'usage courant. Réduit en 1833, le droit sur le savon fut aboli en 1853, celui sur le sucre ne disparut qu'en 18793. Dernier reste des Corn-laws, le droit statistique de 1 shilling par quarter sur le blé cédait enfin en 1869. Désormais le libre-échange triomphait : les quelques impôts survivants étaient institués dans un but purement fiscal et ne portaient que sur des objets de luxe : café, thé, tabac, vin, alcool. Le free breakfast table, qui devait plus tard devenir le cri électoral des libéraux radicaux, était bien près d'être ‘atteint (1). Le traité commercial de 1860 entre la France et l'Angleterre fut le couronnement de
l’œuvre de Cobden. Après de longues et pénibles