‹ Le Libéralisme Économique En AngleterreChapitre 87 sur 127 · Work of Liberalism, p. 23 et suiv · texte numérisé non relu

Work of Liberalism, p. 23 et suiv

démarches officieuses, aucun des deux gouvernements ne voulant paraître en avoir pris initiative, le patient négociateur réussit à obtenir là signature d'une convention mettant fin à la longue rivalité des deux pays, et ouvrit le marché intérieur de chacun d'eux au commerce de l’autre.

L’Angleterre vivait heureuse et prospère à l'abri de son régime libre-échangiste, ses produits manufacturés inondaient le monde entier, ses charbons alimentaient les usines des deux hémisphères, sa flotte marchande portait son pavillon aux quatre coins du globe et elle attribuait sa richesse grandissante à l'instauration de la liberté (1). Conservateurs et libéraux étaient d'accord sur la politique commerciale, les velléités protectionnistes étaient un mythe du passé, quand l’avènement et l'essor de deux grandes puissances, nouvellement appelées sur la scène mondiale, vinrent changer la face des choses et faire renaître les divisions du début du siècle. Sur les marchés asiatiques, africains ou européens et jusque chez eux-mêmes, les négociants britanniques rencontraient désormais des concurrents américains ou allemands leur disputant la fourniture des objets manufacturés et des matières premières. La marine allemande, par l’abaissement de ses tarifs, drainaïit, au profit des ports continentaux et surtout d’Hambourg et de Brême (2), un fret autrefois réservé aux

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