Revue encyclopédique, loc. cit
portes de leur pays, sachant bien que personne ne pouvait les y défier, la question ne se posait plus de la réserve des marchés coloniaux (1). Fruit de causes multiples, l’éclosion d'un nouveau sentiment : l’impérialisme rompit cette harmonie des relations coloniales et du grand parti libéral, uni dans un même esprit de réforme intérieure et de politique étrangère, fil un assemblage de groupes hétérogènes, obéissant à des mobiles divers, un corps sans âme déchiré par les dissensions intestines, le privant ainsi de l’autorité que lui avait value son attachement à la cause populaire.
Pour compléter son éducation commencée à Cambridge M. Ch. Dicke (depuis Sir Charles Dicke) entreprenait au sortir de l’Université un voyage dans les différentes possessions britanniques et réunissait ses impressions dans deux volumes parus en 1868, institulés Greater Britain. Le livre eut un énorme retentissement et le titre fit fortune. A la place de l’indifférence et du détachement que les Manchestériens altribuaient aux dépendances anglaises, l’auteur prétendait n’avoir reçu partout que les aflirmations du loyalisme le plus sincère à la mère-patrie et le ressentiment du peu d’égards qu’elle leur témoignait. Recueil des leçons professées pendant l'année 1858 aux étudiants de Cambridge, Sir J.-R. Seeley publiait à son tour son ouvrage sur l’£xpansion of England où il rattachait à la politique du xrv° siècle l’impé-