INTRODUCTION
À LA D EUXIÈME DITION.
La première édition de notre Opuscule sur Je Libéralisme se trouve épuisée. L'importance, l’ac- Lualité toujours croissante des questions Qui y sont lraitées, l'accueil favorable qu'il a reçu, nous en- Sageaient déjà à en donner une nouvelle édition, lorsque la lettre dont Je Saint Père à bien voulu nous honorer est venue Y ajouter un nouveau motif el nous en faire une espèce de devoir.
Aussitôt après la réception du bref du Souverain Pontife, nous avons préparé cette deuxième édition que nous éspérions publier à Québec. Mais comme notre séjour dans Ja ville éternelle s’est prolongé au delà de nos Prévisions, nous nous sommes décidé à la faire imprimer à Rome.
Bien des fois Pie IX à dénoncé le libéralisme soi-disant catholique et a mis Les lidèles en garde cotilre cette erreur séduisante ; mais jamais peutètre ses funestes conséquences n'ont été décrites avec plus de soin et d’éiendue que dans le bref que nous publions plus haut. Nos lecteurs ne man- Œuéront pas de méditer cet enseignement du Pas- Steur suprême de l'Eglise, Ils y (rouveront une
lamière et un remède: lumière qui les empêcher: de choir dans l'erreur la plus subtile de notre époque, et remède qui guérira ceux qui se seraient laissés séduire.
On voudra bien remarquer que le Saint Père dans cette lettre, comme d'ordinaire dans toutes celles de même nature, ne fait, pour ce qui nous regarde, que louer notre intention, déclarer qu'en donnant ces lecons sur le libéralisme, nous avons fait une chose très-opportune. I souhaite que tout ce qu'elles contiennent de conforme à la doctrine du Saint-Siége, serve à détourner un grand nombre des embüches de cette erreur si répandue, et à ramener à de meilleurs sentiments ceux qui S'y sont laissés prendre.
Les journaux catholiques du Canada et plusieurs revues européennes ont parlé de notre modeste opuscule, et en ont fait des éloges très-flatteurs. L'appréciation générale de la presse à été confirmée par la célèbre revue des RR. PP. Jesuites, la Civiltà Cattolica. Elle consacra à nos lecons un article assez étendu que nos lecteurs seront heureux de trouver plus loin. Nous le reproduisons en entier à cause des éloges qui y sont donnés à l'Université Laval et à son enseignement théologique.
Pour atteindre aussi parfaitement que possible le souhait exprimé dans la lettre du Sant Père, nous avons revu et corrigé cette nouvelle édition
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avec le plus grand soin, De plus, nous avons prié un docteur romain, crès-versé dans ces matières, de l'examiner et d'y faire toutes les corrections qu'il Jugerait convenables.
Nous offrons donc ces leçons à nos auditeurs de 1873 avec une nouvelle confiance , persuadé qu'ils y trouveront une doctrine sûre, capable de leur faire éviter tous les dangers signalés dans le bref de Notre Saint Père, Quoique peu étendu, cet opuscule renferme, croyons-nous, sur Ja grande CTreut Contemporaine la clef de toutes les soluons: car ceux qui se trompent sur cette quesion, le font parce qu'ils n’ont point une notion exacte de la liberté, soit dans l'individu, soit dans Pétat et dans la société. Aussi, dans là première lecon, nous sommes - nous eflorcé de bien fixer le sens du mot liberté : Pouvoir choisir et poursuivre sans entraves le bien et la vérité, voilà la liberté, Et tout ce qui favorise, dirige et protège ce choix et cette poursuite du bien et de la vérité, favorise, dirige et protêge la liberté. D'où il suit que l'Eglise catholique, gardienne de la vérité et de la morale, loin de gèner la liberté, la soutient, éclaire sa marche, écarte tout ce qui pourrait lui faire obstacle, Ce service, elle le rend, non seulement à l'individu, mais encore aux s0ciétés et aux gouvernements. Par conséquent, rien de surprenant si son chef infaillible, le Docteur universel, en publiant le syllabus, s'est acquis la
reconnaissance de tous les amis de la liberté, en même temps qu'il a soulevé les réclamations de: partisans de la licence. L'ordre, la famille, la société, la propriété, le bien, la vérité, la liberté, les droits de la raison, sont protégés par le syllabus; de même que tout ce qui pourrait vorter préjudice à ces choses sacrées s'y trouve combattu et condamné. C’est un code succint, mais substantiel que Le philosophe, le théologien, le législateur, le moraliste doivent avoir sans cesse sous les yeux. Pour tous les catholiques il est devenu un drapeau sous Les plis duquel ils peuvent marcher sans crainte. Mais on peut dire que la garde de ce drapeau est, en quelque sorte, confiée aux académies et aux universités catholiques. A elles surtout de le défendre; à elles de le faire aimer en le faisant connaitre. Pour nous, humble combattant dans l’une de ces universités catholiques bénie, encouragée, soutenue et comblée de priviléges par le grand Pontife Pie IX, nous soupirons après le moment où il nous sera donné de pouvoir reprendre nos lecons, et de travailler à la lumière du svllabus à mettre les esprits de la jeunesse catholique du Canada en garde contre les erreurs de notre époque.
Rome, 29 Septembre 1877.
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ape cr'ainapeau et aux le dét conl’une ragée, grand Jment
re nos bus à u Caoque.