‹ Le libre échange et l'impôtChapitre 10 sur 118 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

de rimpôt, sauf à se couvrir exactement par le même procédé. Seulement leur avance étant moindre, moindre aussi sera la compensation qu'ils auront à demander. Tout le monde ainsi en définitive aura profité du bénéfice résultant de l'action salutaire de TÉtat : les producteurs en diminuant leur mise defonds,les consommateurs, c'est-à-dire chacun de nous, en payant un prix moins élevé pour les jouissances et les nécessités de la vie.

C'est de ceraisonnement,après tout assez simple, que sort cette conclusion inattendue, à savoir que l'impôt normal, l'impôt considéré abstraitement et en théorie, devrait être prélevé sur le capital producteur de la société, figurer ensuite comme un des éléments du prix de revient de tous les produits, pour se retrouver, en fin de compte, dans la fixation des prix de vente. Ce n'est après tout que la conséquence de la définition donnée du rôle de l'État et du caractère de l'impôt. Si l'État n'est que l'entrepreneur des frais généraux delà production sociale, il est naturel que toutes les sommes qu'il prélève à ce titre soient

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