DERNIÈRE REMARQUE
De ces trois principes ci-dessus établis :
V Qu'une chose peut être douée de valeur en usage et ne l'être pas de valeur en échange ;
2° Qu'une chose ne peut être douée de valeur en échange si, d'abord, elle ne l'est de valeur en usage ;
S** Que toute chose douée de valeur en usage est richesse;
Il s'ensuit :
Qu'une chose peut être richesse et n'être pas douée de valeur en échange, puisque c'est la valeur en , usage qui en décide; tandis que, au contraire une chose douée de valeur en échange est nécessairement richesse, puisque la valeur en échange présuppose la valeur en usage.
C'est donc là un critérium pratique qui peut servir
de guide dans l'occasion ; c'est une sorte d'experimentum crucis auquel on peut soumettre toute espèce de doute qui s'élèverait sur la qualité d*un objet, en tant qu'il serait ou ne serait pas susceptible de faire partie de la richesse.
Voulez-vous savoir, en effet, si une chose quelconque est richesse? Examinez d'abord si elle est douée de valeur en échange. En ce cas-là point de doute.
Dans le cas contraire, poursuivez votre examen, assurez-vous si elle est utile à quelque chose ou agréable à quelqu'un.
SECTION IX