Traité d*écon. polit., t. I,p. 15 et suiv. 41 et suiv
Selon- lui, ce que rhomme produit, ce n'est pas une chose, c'est Yutitité de cette chose. Ce que l'homme consomme (productivement ou improductivement), ce n'est pas une chose, c'est l'utilité de cette chose.
D'où il suit que si l'homme concourt, par mégarde ou autrement, à Tachèvement d'une chose, il n'a rien produit. S'il concourt (ce qui est bien plus fréquent) à la destruction d'une chose inutile dans le dessein d'en obtenir une autre par ce moyen, il n'a rien détruit, et, pour parler le langage de M.Say, il n'a rien consommé productivement. Si même il applique à son usage une chose dont l'utilité n'a pas été produite par lui, il ne consomme rien*.
Ainsi, de même que M. Say, dans un autre passage, érigeait en être réel l'acliori d'une chose ou d'une personne, ici, il érige en être réel\a propriété d'une chose, son utilité.
C'est, ce nous semble, prodiguer gratuitement les personnages abstraits : la science n'y gagne rien. Son idiome en devient louche, bizarre, embarrassé; de telles manières de s'exprimer n'ont d'autres résultats que de chercher à jeter l'esprit du lecteur dans des perplexités continuelles.