‹ Le libre échange et l'impôtChapitre 12 sur 118 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

le prix de revient de tout ce qui sort de son usine et de son magasin : et il se croirait en perte et sur la voie de la faillite, s'il ne calculait pas son prix de vente de manière à en récupérer jusqu'au dernier centime. C'est e^çactement le mécanisme tout à l'heure défini de l'impôt normal. Sans doute, même ici, la perfection ne peut être atteinte parce qu'on ne peut frapper d'une taxe égale tous les emplois du capital producteur d'un pays. Mais l'imperfection inévitable à toute législation humaine étant donnée, celle-ci est la moindre qui puisse encore être imaginée.

Après l'impôt indirect, celui qui rentre le mieux dans les exigences de la théorie, c'est l'impôt foncier, directement perçu sur la terre, parce que tout cultivateur intelligent fait rentrer cet impôt dans ses frais de culture, soit directement, quand il exploite lui-même le sol, soit indirectement, quand il n'est que fermier, l'impôt figurant toujours comme un des éléments du bail qu'exige le propriétaire. Mais celui de tous les impôts qui s'écarte le plus de la règle, celui que la formule

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