Ibid.y p
Les financiers sont moins absolus.
Tout en partageant, sur les impôts, les principes des économistes, ils ne renoncent point à taxer, de temps en temps, les capitaux, témoin les droits établis, dans tous les pays, sur les successions et les mutations de propriétés. lis ne renoncent pas absolument non plus à l'impôt sur le revenu, témoin la dîme royale de Vauban *; mais les plus récents et les plus accrédités ne l'admettent que sous deux conditions : l*» que la taxe proportionnellement demandée soit légère, sans cela les inégalités dans la répartition deviennent intolérables; 2" que tous les autres impôts ^urle revenu n'interviennent qu'à titre d'appoint. On peut consulter, à ce sujet, les discussions auxquelles a donné lieu, en 1843, dans le Parlement d'Angleterre, l'introduction de Yincome tax^y et la proposition soumise à l'Assemblée législative de France par M. Passy, en 4849 ^
« L'impôt unique, reposant sur les revenus exactement connus de chacun, dit M. Thiers, est un pur idéal impossible à réaliser; les Anglais l'ont essayé, mais ils sont si assurés de se tromper, qu'ils s'ef-
i. Collect. des économ., t. I, p. 1, 152.
2. Parliament Deh., third séries, t. LXI, p. 482 et suiv., 839 et
suiv.