‹ Le libre échange et l'impôtChapitre 32 sur 118 · MoniU de 1849. 3o trimestre, p · texte numérisé non relu

MoniU de 1849. 3o trimestre, p

forcent de corriger les inévitables erreurs de cet impôt en le rendant très modique, puisqu'il est de 3 p. 100, c'est-à-dire d'un trente-troisième du revenu (M. Passy ne l'élevait pas au-dessus de 1 p. 100), et ne l'emploient sous la désignation. d'income tax qu'à titre de supplément, dans les temps difficiles, et en ayant soin d'en exempter les petits revenus, comme qui dirait une sorte de souscription demandée aux classes aisées pour venir au secours du trésor en détresse ^ »

Faut-il souscrire à ces idées généralement admises?

Ne serait-il pas permis de contesten aux économistes la vérité de leur théorie, aux financiers l'utilité de leur expédient?

C'est ce qu'on se propose d'examiner ici.

Commençons par les premiers.

l*' Si l'idée sur laquelle se fonde la théorie des économistes, en matière d'impôt, était vraie ; s'il était vrai que l'impôt dût être exclusivement ou même principalement prélevé sur le revenu net de chacun des membres dont se compose le corps social, il en résulterait cette conséquence singulière qu'au lieu d'être, comme on l'a pensé jusqu'ici, comme le pro-

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