Rich. des nat,, 1. II, ch. m
chacun lui paie le prix de cette garantie, en lui faisant abandon d'jine partie de ce revenu. C'est le sentiment de M.' Say, ainsi qu'on vient de le voir, c'est celui d'Adam Smith, c'est celui de leurs principaux disciples, c'est celui des financiers les plus énainents ^
« L'impôt, dit M, Thiers, doit être proportionné aux facultés de chacun, et par les facultés il faut entendre non seulement ce que chacun gagne, mais ce que chacun possède. Ainsi l'individu protégé dans son travail par celui qui monte la garde, juge ou administre, est protégé non seulement dans son travail personnel, mais dans le travail accumulé de ses pères, qui s'est converti en' bonnes terres, en belles habitations, en riches mobiliers. Tout cela représente un revenu de 10, 20, 100 francs peut-être par jour. On le lui conserve; il faut qu'il paie une rémunération pour la protection de son bien antérieurement acquis, comme pour la protection du bien qu'il acquiert chaque jour ^ »
Autant de mots, ce nous semble, amant de méprises.
1. MaccuWoeh y On Taxât., p. 19. — Mill, Princ. ofpol.Ec(m.,i. lï, 1. V, ch. II.