Adam Smith, Rich, des nat, loc. cit
veaux efforts d'industrie , en partie par une économie plus sévère sur ses dépenses; mais si,^râce au système des emprunts, il est appelé simplement à payer rintérêt de cette somme de 4,000 livres, soit 50 livres, c'est à recouvrer 50 livres qu'il bornera ses économies et son industrie , oubliant que sa fortune reste grevée du capital. Ainsi fait la nation tout entière; elle ne répare les pertes causées par la guerre que dans la proportion de l'intérêt , et non dans la proportion du principal de la dette*. »
Il serait inutile de multiplier les citations : ce que disent les maîtres, les disciples le répètent; mais, pour être banale, l'objection n'en semble pas plus décisive. Les causes qui déterminent dans un pays les progrès de l'industrie et l'accumulation des capitaux sont si nombreuses et si diverses, qu'en essayant de faire sa part soit à l'une, soit à l'autre, on court grand risque de se tromper; mais ce qu'on peut affirmer, presque à coup sûr, c'est que l'impôt, pour devenir un stimulant à l'égard de ceux qui le payent, producteurs ou consommateurs, pour exciter ceux-ci à l'industrie, ceux-là à l'épargne, ne doit pas les serrer de trop près et les accabler outre mesure.