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vigation de 1651, a fini, en 1849, par l'abroger tout à fait, mais sans en désavouer le principe, en déclarant simplement que cet acte avait fait son œuvre et son temps.
€ Je suis d'avis autant que qui que ce soit, disait en 1826, au nom du gouvernement, M. Huskisson, que notre devoir est de ne jamais perdre de vue la nécessité politique, et que, chaque fois que les intérêts de la navigation, et ceux du commerce sont en conflit, les intérêts de la navigation doivent avoir la préférence*. >
« Je reconnais, disait, en 1849, lord Lansdowne, au nom du gouvernement, qu'on doit sacrifier sans hésiter la richesse à la sécurité*. >
Mais, au dire de l'un et de l'autre, cette opposition entre les deux intérêts n'existait plus, et le régime restrictif était devenu nuisible aux progrès de la marine, autant qu'à ceux du commerce. Les promoteurs les plus ardents de l'abrogation, les théoriciens les plus absolus, d'accord, sur cç point, avec les hommes d'État, n'invoquaient pas un autre motif et ne tenaient pas un autre langage \
i. Parliam, Debates^neyf séries, t. XV, p. 1146.