Wealth of nations, édit. de Macculloch,* t. H, p
pour mesure, les chances raisonnables de succès.
« S'il est quelquefois à propos, en diplomatie y étaitil dit dans la pétition des négociants de Londres, présentée par M. Baring, mais rédigée par E. Gh. Tooke, de faire dépendre V abolition ou la diminution de droits élevés, des concessions correspondantes faites en notre faveur par d'autres États, il ne s'ensuit pas que nous devions maintenir nos restrictions dans le cas où les concessions que nous désirons nous seraient refusées ; nos restrictions, en effet, ne cesseraient pas de nous être préjudiciables, parce que a'autres gouvernements conserveraient des règlements impolitiques *. »
Et quant à cette idée, qu'il serait imprudent, lorsque telle ou telle industrie s'est élevée sous Tabri d'une certaine protection, de la lui retirer brusquement, de la laisser écraser tout à coup, sans ménagements et sans égards , non seulement les économistes actuels ne font aucune difficulté de Tadmettre, mais ils lui donnent une extension qu'Adam Smith, dansson rigorisme, aurait peut-être trouvée excessive. On tient, en effet, pour maxime, aujourd'hui, que toute industrie qui promet de soutenir, un jour, la libre concurrence avec l'étranger, doit être protégée,
.1. Parliam, DebateSy new séries, t. I, p. 183.
tantqu'elleestencoreen état d'infériorité relative, sauf à réduire graduellement letauxde la protection, jusqu'au moment précis où elle cesse d'en avoir besoin*.
C'est en prenant ce principe, ainsi entendu, pour règle de sa conduite, que M. Huskissona constamment procédé à la réforme de la législation commerciale en Angleterre, plaçant, par exemple, l'industrie des soieries sous la protection d'un droit spécial de 30 p. 100'; l'industrie linière sous la protection d'un droit réductible pendant huit ans, d'année en année, jusqu'au taux de 25 p. 400 '; c'est ce qu'il entendait par ces paroles qu'il prononçait le 10 mai 4826 :
« Notre intention est de réduire le tarif le plus bas que comportent, sur chaïque article, les deux objets légitimes de tous les droits de douane, les besoins du Trésor public, et la protection nécessaire à V industrie du pays *. »
C'est également en prenant ce principe, ainsi entendu, pour règle d^ leurs prétentions, que les économistes français les plus rigides réclament la revision de notre tarif de douanes 3,