‹ Le libre échange et l'impôtChapitre 92 sur 118 · Essay on theprod, oftvealth ch. i, p · texte numérisé non relu

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DE LA'RIGHESSë. £03

spect de leurs successeurs, M. Ganillh, les imite en ceci.

« La richesse, dit-il, dans son acception la plus générale, consiste dans V excédent des produits sur la consommation, ou du revenu sur la dépense... Si les individus, les hordes, les tribifs, les peuples, n'ont pas de quoi suffire à leurs besoins, ils ^oni pauvres. Si leurs moyens sont égaux à leurs besoins, ils sont à une égale distance de la richesse et de \di pauvreté. Si, après leurs besoins satisfaits, il leur reste un excédent, ils sont riches de cet excédent ^ . »

En revanche, les adversaires de l'école mercantile, les écrivains qui composent cette autre classe que nous nommerons, pour abréger, l'école philosophique — en avertissant que sous cette dénomination se trouvent rangés, en même temps, les disciples de Quesnay et ceux d'Adam Smith, — emploient, à dessein et par choix, le mot richesse dans son sens scientifique; c'est en le prenant dans cette acception que la richesse est l'objet de leurs recherches. Néanmoins, il leur arrive encore souvent de s'oublier sur ce points et de retomber dans la phraséologie ordinaire.

Ouvrons l'admirable traité de Smith.

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