Du syst. corn. écon. pol., t. I, p
^. Princ. d^écm. pol.,t. I, p. 10(traduct. franc.).
douée, mais seulement susceptible de ce genre de valeur? A Tinstant, toute distinction s'évanouit. Il n'est, nous l'avons prouvé, aucune chose utile ou agréable, qui ne puisse, selon les circonstances, être offerte j d'une part, Qi demandée y d'une autre part; il n'en est aucune par conséquent qui ne soit susceptible de valeur en échange ; toutes sont donc également richesses.
M. Malthus a pris un autre parti.
« La richesse, dit cet auteur, se compose de toutes les choses douées d'utilité ou d'agrément, en tJinl que ces choses sont matérielles *. »
Mais M. Malthus trouve ici, dans M. Say, un rude contradicteur.
« Quoi ! lui répond ce dernier, nos richesses se borneraient aux objets matériels, nécessaires ou agréables ! Et nos talents, pour quoi donc les prenezvous? Ne sont-ce pas des fonds productifs? N'en tirons-nous pas des revenus? des revenus plus ou moins grands, de même que nous retirons un revenu plus ou moins grand d'un arpent de bonne terre ou d'un arpent de broussailles *? »
Ces idées ne sont pas exprimées avec toute la