Traité d^écon, polit., 1. I, ch. xiii
choses incorporelles y désignant, sous ce dernier nom, à l'égard des biens fonds, les servitudes^ par exemple, à l'égard des biens meubles, les obligations. Gela prouve que l'idée des choses immatérielles n'a rien d'étrange ni de nouveau. Mais il ne parait pas, d'ailleurs, que cette terminologie particulière à la jurisprudence soit de nature à passer dans la langue de l'économie politique, parce qu'elle exprime la diversité des droits que plusieurs personnes peuvent avoir sur une même chose, plutôt que des choses réellement différentes.
Tout au contraire, les corps matériels d'une part, et les facultés de l'âme d'une autre part, sont des choses réellement distinctes, et dont chacune existe en soi. Il n'y a nulle difficulté à les concevoir en tant qu'objets réels, il n'y en a donc aucune à les concevoir en tant que richesses.
S'il faut en croire d'autres écrivains, entre autres MM. Mill*, Torrens *, une chose n'est richesse qu'autant qu'elle est d'abord matérielle, palpable, puis ensuite qu'autant qu'elle est l'œuvre de l'homme, le résultat du labeur humain.
Sous le premier point de vue tout est dit. L'autre