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d'aiptnsioo? Det ofis-noM mêqueeMOI songer aux iotiréU des producteurs? Et le eonsommatear, B*en dironsHMNtt lient Est-ee que nous aurons discuté le Hbr»4eliiDge sans parier do la consommation? Est-ce que noos oublierons le devoir qui nous eel imposé de fournir aux ouvriers de la consommation en môme temps que du travail, et, à toute la masse de la population, de la consommation an meilleur marché possible?
Nom lisons, h Pheure qu'il est, de la générosité d'une façon au moins contestable.
Je prends une ville avec ses octrois, parce que la question des octrois, sans être la même que celle des douanes, a avec elle une très-grande analogie.
Je prends la ville de Paris, — je pourrais prendre également toute autre ville, — la ville de Paris soppitee la cote individuelle pour tous ceux dont les loyers n*atteîî?nent pas un certain chiffre...
Un wurnitre. 4uu Ir.
M. Jules SiMo:*. Elle fait ce cadeao à nos malheureux. Cest un maigre cadeau, après tout, qui lui coûte cher, mais qui est petit pour ceux qui le reçoivent, parce qu'ils ne paieraient qu'une faible somme; et ces mêmes citoyens, à qui on fait avec
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beaucoup de pompe l'aumône de celte petite somme» sont obligés de payer, pour l'octroi, une somme très-considérable, qu'on évalue à Paris, à 100 fr.» je ne dis pas par homme, mais par estomac.
C'est là un impôt terrible, qui roule sur les matières de première nécessité, et que j'aurais le droit d'appeler un impôt sur la vie.
En vérité, il en est de même pour nos douanes. Est-ce qu'on importe seulement des objets de luxe? Est-ce que c'est seulement sur les dentelles que la douane prélève ses droits? Est-ce que ce n'est pas sar du coton, et du coton de Pespèce la plus comroune? Et ce coton de l'espèce la plus commune à qui sert-il? Est-ce au riche? Est-ce au pauvre? Quand on traversait la France, il y a cent ans, combien trouvait-on de femmes qui n'avaient pas de che* mises, et d'hommes qui n'avaient pas de blouses? Tout le monde n'avait pas de souliers, tout le monde n'avait pas de rideaux à sa fenêtre, de draps dans son lit. Aujourd'hui, vous chercheriez difficilement en France une population qui tùi privée de toutes ces choses qui concourent à son bien-être. Eh bien ! ce sont ces objets qu'on importe en France et que vous frappei d'impôt. Ah t s'il n'y avait que det choees de luxe, si on pouvait faire un impôt somptuaire, je comprendrais vos tarib; mais le véritable
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impôt* le seul qui rapporte beaucoup, e'eei l'impôt sur les objets de grande coniomroatioo, c'est la lourde taxe qui pèse sor les alimenta et sor les vêtements du pauvre. Tontes les fois que tous faites eeatarifii protecteurs, tous protégea de grM industriels et au détriment de qui, Messieurs? Qui, en définitive, paie cette protection? C'est le consommateur, c'est le pauvre. C'est lui qui paie son pain pli» cher, qui paie plus cher le vêtement de son eoflmL Pourquoi? Parce que vous voulez protéger de grands industriels et faire vivre en France, à l'aide de la protection, des industries qui peut-être ne pourraient subsister sans ce secours, et qui, par eooséquent, n'ont qu'une vie factice (Oui ! oui l — C'est celai)
Nous qui combattons pour la liberté, pour la suppression des tarifs, nous pouvons invoquer les besoins des populations, les besoins de la masse; nous poo- Yons invoquer les droits de l'avenir, invoquer les principes; nous sommes, à tous les points de vue possibles, dans la vérité et dans le droit.
Je termine cette discussion qui, je le sens ploa que personne, est bien incomplète. Je ne ferai plus, avant de deseendre de la tribune, qu'une seule réflexion.
Qu'est-ce que c'est que vos tarib?nspeuventavoir
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deux caractères; ils peuvent èlro simplement ûseaux, ils peureoi être aussi une balance.
Supposons qu'ils soient fiscaux, supposons que ce soit tout simplement un impôt uniforme et fiscal, 06 sera le système de l'octroi appliqué à la douane ; un système tout aussi oppressif, mais un peu moins faux. Cet impôt, ainsi modiûé, je le regretterais, je le combattrais, je ne l'admets à aucun degré; car, pour ce qui me concerne, je ne voudrais pas d'impôts indirects; je voudrais un impôt unique. C'est difficile* je le sais ; vous me dites que c'est impossible? (On rit.) Laissez-moi dire seulement que c'est difficile. Toujours est*il que si c'était seulement un impôt fiscal, je n'aurais pas à ajouter ce que je vais vous dire : mais non, ce n'est pas un impôt fiscal, c'est un impôt de création, c'est un impôt avec lequel vous voulez corriger les torts de la nature, avec lequel vous voulez vous charger de créer la richesse, ne vous apercevant pas qu'on ne peut pas créer la richeise par des tarifs sans créer à côté la misère*
Quoi! vous vous faites les distributeurs de la richesse et de la prospérité I
Vous Alitas des lois fiscales, et avec ces lois, dites-vous, vous ailes verser la fortune dans la ville dé Rooeo, dans la ville de Mulhouse, sans tous apercevoir que les écus que voos y verses» tous les pr»>
an du» notftsttft ctapignat^eiqueca quiva grandir la rkliette dai industriels diminue le bien-être de millioni de travailleurs! (Vive approbation.)
Eh quoi, Messieurs, vous vous faites les dispensatann de la fortune publique 1 Mais est-ce là votre arandatT Non, vous Mea les légisktaora, les soutiens de Tordra; vous n'existes que pour donner Tordra au pays el garantir la liberté à toui le
Yoos n'êtes pas chargés, personne, ni Dieu ni les beaunea, ne vous a chargés de vous transformer en directeurs et en distributeurs de la richesse publique.
Vous le faites pourtant, imprudents que vous êtes; vous vous chargez de distribuer la fortune, ai voua eoauneneet par les grands industriels. Mais ai vous entrez dans cette voie, que répondre^vons aux ouvrière qui viendront voas dira : c Nous n'avons pas d'usine, mais nous avona daa bras, et nous voulons du travail pour nos bras, eonsapevooa fournisaai du travail aux grands industriels avec vos lois ei vos snbvmtioos ? • Je vous défle de leur répondra.
Moi, je leur dirais : je ne distribue rien à personne ; moi législateur, je distribue à tous la liberté el laa
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moyens de travail, et pas autre chose; je ne distribue pas la richesse, c'est à vous qu*il appartient de vous émanciper, d'être des hommes, de vous servir de votre liberté, de répondre de vous- mômes, de vous nourrir et de nourrir les vâtres, de vous grandir... Oui, je le dirais, et j'aurais le droit de le dire,
— pourquoi? c'est que je suis libre-échangiste ; je ne me mets pas à la place de Dieu, je laisse la richesse se développer et grandir d'elle-même.
Je laisse le génie humain se produire en liberté, et je ne viens pas de mon autorité transformer Tordre des choses et faire de moi une espèce de grotesque caricature de la Providence I
Voilà la réponse que je puis faire, et que peuvent faire tous ceux qui se conflent à la liberté, liais quelle sera la vôtre?
Messieurs, il n'y a que la liberté qui soit bonne, el comme il faut que je finisse, n'ayant pas dit cependant la moitié de ce que j'avais à dire, je Unirai comme tout le monde, — et j'en suis bien heureux,
— en disant que toutes les libertés sont sœurs, qu'elles s'attirent Tune l'autre; que si nous avons la liberté du travail, la liberté du commerce, nous aoroDS les autres libertés, et dans de meilleures conditions, parce que l'homme qui travaille veut travailler librement, et que dans le travail il fiùl
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rappreoUnage de la liberté solide, de la liberté ioaéparable de l'ordre.
Quand je parle ainsi. Messieurs, je ne vous étonne pas; c'est moD babitude, e'est mon langage de toua les jours. Mais combien je suis heureux de voir que tous ceux qui viennent de points si divers sont, sur cette question, d'accord avec rooi« sont amenés par la nécessité à la même conclusion que moi, et noua disent qu'en demandant le libre travail, le libre commerce, c'est la liberté qu'il réclament! Combien en elle-même la liberté est grande, Messieurs, combien elle est sainte, combien elle est féconde, puisqu'il est impossible de séparer une liberté des autres ! Non-seulement ils demandent la liberté, mais ils demandent en même temps les conditions indispensables, la conséquence de la liberté, et cette conséquence c'est la paix. (Très-bien t tf«a4Neo!)
Mais non ! tant que nous aurons des armées, je ne parie pas ici d'arméea permanentes, mais des armées de douaniers, tant que nous aurons des armées entre les nations, nous n'aurons pas la paix, nous n'aurons pas la fWitemité des peuples. Nous ne l'aurons que le jour où nous ne verrons dans nos anciens ennemis que des concurrents d'atelier, quand il n'y aura plus entre nous qu'une émulation
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à qui produira lo plus et le mieux pour le boDheur de l'humanité. Faites donc la guerre quand la douane sera abolie tirez donc un coup de fusil ou un coup de canon 1 Je vous en défie. (Trèa-bieo t très-bien I)
C'est ainsi. Messieurs, que par la liberté du travail, par la liberté du commerce, nous fonderons l'avenir de la liberté politique et que nous en unirons à jamais avec le détestable fléau de la guerre. (Très*bien ! très-bien t — Applaudissements prolongés.)
M. Jules Simon, en retournant à son banc, reçoit les félicitations de ses amis.