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III. — LES TRADUCTEURS DES NOUVELLES

François de Rosset, né vers 1570 en Provence, vivait encore en 1630. On a de lui : Les sept Psaumes de la pénitence de David, traduits de V italien de Pierre l'Arêtin, Paris, 1605, in-8, et une dizaine d'autres œuvres ou traductions , parmi lesquelles :

Les six premières Nouvelles de Cervantes, Paris, 1618.

La deuxième partie de Don Quichotte, Paris, 161 8.

Les travaux de Persiles et de Sigismonde, histoire septentrionale, Paris, 161 8, in- 12.

V admirable Histoire du chevalier du soleil, de Ortuhez de Calahorra, Paris, 1620-1626, 8 vol. in-8.

Vital d'Audiguier, seigneur de la Ménor, né vers 1569, assassiné en 1624 à Paris. On a de lui plus de vingt ouvrages, parmi lesquels :

Les Diverses Fortunes de Pamfile et de Nise, tirées du Pèlerin en son pays de Lope de Vega, Paris , 1614, in -8.

Six Nouvelles de Michel Cervantes , traduites de l'espagnol, Paris, 161 8, in-8,

Relations de Marc d'Obregon, traduites de l'espagnol^ Paris, 1618, in-8.

Traité de la conversion de la Magdeleine, traduit de l'espagnol, Paris, 161 8, in-8.

L'antiquité des Larons, ouvrage non moins curieux que délectable, composé en espagnol par Don Garcia et traduit en françois, Paris, Toussaint du Bray, 1621, petit in-8.

La Perfection du Chrétien, traduit de l'espagnol de Rodriguez, Paris, 1623, 3 vol. in-4.

Charles Cotolendi , né à Aix ou à Avignon , mort vers 1710. Il se fit recevoir avocat, puis vint à Paris. Il renonça bientôt au barreau et se consacra à la littérature. On a de lui une douzaine d'ouvrages , parmi lesquels :

Nouvelles de Michel Cervantes, traduit de l'espagnol, Paris, 1678, 2 vol. in-12.

Vie de Christophe Colomb, traduit de l'espagnol, Paris, 1681, in-12.

Pierre Hessein était secrétaire du roi. On ne connaît de lui que la traduction des Nouvelles,

L'abbé Saint-Martin de Chassonville n'a publié , outre sa traduction des nouvelles de Cervantes, que :

Les Délassements d'un galant homme, Amsterdam, 1742, in-12, 316 pp.

Charles-Pierre Coste d'Arnobat, né à Bayonne en 1732, mort en 1808. On a de lui des articles sur la littérature espagnole, parus dans le Journal étranger; Lettres sur le voyage d'Espagne, Pampelune (Paris), 1756, in-12; Nouvelles imitées de Cervantes et autres auteurs espagnols , Paris , 1802, 2 vol. in-12 et huit autres ouvrages.

Jean-Baptiste Lefebvre de Villebrune, né à Senlis en 1732, mort le 7 octobre 1809. Il fut médecin, puis, en 1792, professeur d'hébreu et de syriaque au Collège de France, en 1793, bibliothécaire en chef de la Bibliothèque nationale. Il se retira ensuite à Angoulême où il enseigna l'histoire naturelle et les humanités. Il a traduit les Nouvelles de Cervantes (1775 -1776), les œuvres de Silius Italicus (1781, 3 vol. in-12) et celles d'Athénée (1789- 1791, 5 vol. in-4).

Jean-Pierre Claris de Florian , né au château de Florian (dans le département actuel du Gard) en 1755, mort à Sceaux en 1794, est trop connu pour qu'il soit nécessaire d'en esquisser la moindre biographie. Ses œuvres ayant trait à l'Espagne sont les suivantes : Galatée, 1783. — Mélanges de poésie et de littérature, 1787. — Gon\alve de Cordoue, précédé d'un précis historique sur les Maures, 1791. — Don Quichotte, publié après sa mort, 1799, 6 vol. in- 18. — Nouveaux mélanges de poésie et de littérature, 1806.

Des adaptations de Florian on ne pourrait dire mieux que Viardot (Eludes sur l'Espagne, p. 276) :

« M. de Florian, qui veut bien trouver les Nouvelles de Cervantes agréables lui a fait l'honneur. d'en arranger deux en français, celle qu'il nomme Léocadie (la Fuer^a de la sangre) et le Dialogue des chiens. Il les a traitées précisément comme le Don Quichotte ; et c'est une pitié vraiment que de voir les œuvres d'un si grand génie audacieusement maniées, écourtées et mutilées par un si petit bel-esprit. Comment retrouver, dans lés dix pages prétentieuses et décolorées de Léocadie , le récit nerveux, touchant et pathétique de la Force du sang ? Comment retrouver, dans la plate conversation de Scipion et de Bergance, vrais roquets de boudoirs , ces fines railleries des ridicules humains et ces leçons de haute moralité qu'échangent entre eux les deux gardiens de l'hôpital de la Résurrection? »

Claude-Bernard Petitot, né à Dijon en 1772, mort à Paris en 1825, a publié diverses tragédies, une traduction des œuvres dramatiques d'Alfieri, 52 volumes de la Colléetion des mémoires relatifs à l'histoire de France et plusieurs autres ouvrages, parmi lesquels les Nouvelles de Cervantes. Il avait aussi traduit Don Quichotte, mais cette traduction n'a pas été publiée.

Son frère Alexandre Petitot, né à Dijon en 1777, avait été son collaborateur pour les traductions d'Alfieri et de Cervantes, ainsi que pour la Collection des mémoires.

Henri Bouchon-Dubournial, né à Toul en 1749, mort à Paris en 1828. Ingénieur en province, puis professeur à l'école militaire, il fut envoyé en Espagne, en 1783, et y obtint une chaire à l'école royale militaire de Puerto-

Santa-Maria. C'est près de cette ville qu'il retrouva les restes du canal romain qui devait amener à Cadix les eaux de Tempul. Il en projeta la restauration, qu'il aurait dirigée sans la mort de Charles III. De retour en France, il fut emprisonné comme suspect pendant la Terreur; c'est en prison qu'il commença sa traduction de Don Quichotte qu'il ne publia qu'en 1807; coïncidence bizarre, c'était également en prison que Cervantes avait conçu son chef-d'œuvre. En 1826, il fut l'objet de poursuites pour n'avoir pas effectué le remboursement des cautionnements qu'il exigeait des copistes de ses manuscrits. Il mourut dans la misère. Outre deux brochures sur les finances, il a publié les traductions suivantes :

Don Quichotte, Paris, 1807, 4 vol. in-8. L'épisode du Curioso impertinente est omis.

Le Mari trop curieux, nouvelle tirée de Don Quichotte, Paris, 1809, in-12.

Persilès et Sigismonde, Paris, 1809, 2 vol. in-8.

En 1822, il annonça la traduction des Œuvres complètes de Cervantes, en 12 vol. in-8, mais il n'en publia que 6 : Don Quichotte, nouvelle édition en 4 et Persilès, nouvelle édition en 2.

En 1825, il publia des Nouvelles choisies de Cervantes.

Enfin, en 1828, l'année de sa mort, il faisait paraître : Don Quichotte et Sancho Pança à Paris en 1828, par un octogénaire paralytique qui ne voit plus comme autrefois et qui ne se croit pas moins sage, Paris, in-12.

Louis Viardot. On ne peut donner, en quelques lignes,

l'idée du prodigieux labeur de Viardot : ce fut un des espagnolisants les plus scrupuleux et les plus féconds. Nous lui devons les meilleures traductions françaises de Don Quichotte et des Nouvelles, des études sur l'histoire d'Espagne et de nombreux volumes sur les beaux-arts. Né à Dijon, le 31 juillet 1800, il est mort à Paris, le 5 mai 1883.

Charles Romey, né en 1804, mort en 1874, a publié diverses œuvres; les seules ayant trait à l'Espagne sont une Histoire d'Espagne depuis les premiers temps jusqu'à nos jours, Paris, 1839-1850, 9 vol. in-8, ouvrage inachevé, et une traduction du Licencié Vidriera.

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