‹ Le Lichen plan Accident des Sels d'orChapitre 12 sur 13 · CU AN PU · texte numérisé non relu

CU AN PU

de 30 centigraimmes de 914. Cette injection se passe très bien, mais irois jours après, le 23, s'établit une fièvre à 39°, avec rémission matinale. Le 27 septembre, nouvelle injection à la même dose. L’injection s'accompagne de frissons et d’une réaction thermique à 3954. Tout rentre dans l’ordre les jours suivants.

Le 2 octobre, nouvelle injection à 30 centigrammes qui est bien supportée mais qui cependant s'accompagne d'une température à 3804, ;

Le 7? octobre, c'est-à-dire dix-sept jours après l'entrée de la malade à l'hôpital, une injection intra-veineuse de 914 à 45 centigrammes est pratiquée Elle s'accompagne de frissons, maïs sans autres phénomènes fonctionnels et la température du même our s'élève à 400 ; les jours suivants, ëlle à monté jusqu'à 41°.

Le 11 octobre, sans phénomènes généraux bien graves, nous frouvons un faciès typhique, mais pas très altéré, des taches rosées sur le thorax, avec constipation. Pourtant, léger gargouillement dans la fosse iliaque droite La langue est sèche, un peu rôtie ; la rate est grosse ; le pouls est à 100 dicrotes ; # n'y a pas de râjes dans la poitrine.

Une prise de sang est faite à ce jour et donne un séro-diagnosfic positif à 1. p. 50 après un quart d'heure, pour le bacille d’Eberth. Diagnostic de fièvre typhojde incontestable. Le 12, l’état typhique se précise sans diarrhée ni céphalée ; la langue est sèche ; il y à de l’insomnie. Le 13 octobre, la rate est toujours grosse, il y a de l'insomnie ; la température existe toujours à 40°, le soir : mais à partir de ce jour, elle diminue d’une manière progressive et le 21 octobre, elle à retrouvé son équilibre quoique la rate soit toujours un peu grosse et la langue sèche.

Au cours de cette pyrexie, le traitement a été continué. Le 18 octobre, il a été injecté 45 centigrammes de 914 Cette injection s'est accompagnée de frisson, céphalée légère et d'un vomissement ;: mais elle semble avoir été le signal d'une très grande

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amélioration de la maladie, car le lendemain, la température était tombée à 3795.

Le surlendemain, 20 octobre, elle redevenait normale. Ultérieurement, le traitement a pu être continué sans encombre jusqu'aux doses les plus élevées. »

M. Milian à signalé aussi le développement du pityriasis rosé de Gibert et du lichen plan.

Quelle est la pathogénie de ces accidents biotropiques, de ces réveils d'infections latentes ?

Examinant les deux hypothèses : de l'altération de l'organisme permettant” la pullulation microbienne — et de l’exaltation de virulence des micro-organismes par l'agent médicamenteux, M. Milian prend nettement parti et attribue à cette dernière l'immense majorité des cas de biotropisme. « ...Ce qui montre, écrit-il, qu'il s'agit d’exaltation de virulence et non pas d'’altération de l’organisme ou de destruction de l’immunité » — et nous ajouterons : à fortiori d'intoxication —, « c’est que, dans le cas de biotropisme, l'accident infectieux se déclare avec une dose minime de médicament, tandis u’il disparaît en continuant eb surtout en augmentant les doses. »

De ses recherches sur le biotropisme, découlent, d’après l’auteur, les conséquences thérapeutiques suivantes : on devra continuer le traitement médicamenteux au lieu de le suspendre, quand il s’agit de biotropisme direct et non d'intoxication. S'agit-il de biotropisme indirect, on devra traiter l'infection déclanchée (paludisme par la quinine, rhumatisme par le salicylate, infections streptocociques

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