CONCLUSION
Dans les trois groupes de lois que nous avons examinés, la législation rituelle des Hébreux s'accorde à proclamer qu’il n’y a en Israël qu'un seul lieu servant de demeure à Jéhova et que c’est en ce lieu, pas ailleurs, que doivent être régulièrement accomplis les actes du culte public et national. Le livre de l'alliance connaît cette institution aussi bien que le code sacerdotal et le Deutéronome.
Le livre de l'alliance et le code sacerdotal, à côté de celle-là, en règlent ou supposent une autre, se rapportant au culte privé et domestique qui s'exerce dans l’immolation ordinaire du bétail. Cette’immolation était accompagnée de certaines actions religieuses que tout. Israélite était apte à poser et qui devaient s’accomplir sur des autels de terre ou de pierres non taillées. — Le Deutéronome, dans sa teneur
(1) Num. XIV 26 ss.
(2) Num. XV 15ss.
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actuelle, renferme des dispositions supprimant les autels privés, ou en supposant la suppression déjà faite en droit (Zév. XVII 1 ss. ).
Pour ce qui regarde l’unité du sanctuaire officiel ou national, rien ne nous autorise à attribuer à la législation deutéronomique sur la matière, une origine récente ou un caractère de réforme et d’innovation. |