‹ Le lieu du culte dans la législation rituelle des HébreuxChapitre 4 sur 28 · LES · texte numérisé non relu

LES

No suppose, sans que rien laisse soupçonner en cet endroit une dérogation quelconque ou une modification apportée à une loi antérieure, que les animaux premiers-nés ne sont offerts en sacrifice qu’à un certain âge : « Tout premier-né mâle qui naîtra du gros ou du menu bétail, tu le consacreras à Jéhova ton Dieu ; éu ne feras point servir à tes labeurs le premier-né du gros bétail ; tu ne tlondras point le premier-né des brebis. » Nous le répétons, il n’est point s/ipulé dans le Deutéronome que l’animal premier-né ne sera pas offert dès le huitième jour après sa naissance, l’usage de ne l’offrir que bien plus tard est supposé. D'autres effets de la consécration de Panimal, antérieurs au sacrifice, sont rappelés Zev. XXVII 26 : « Le premier-né des animaux, qui en cette qualité est réservé à Jéhova, personne n’en fera l'objet d’une consécration nouvelle ; qu’il soit bœuf ou brebis, il appartient (déjà) à Jéhova. » Il se pourrait donc que la loi d'Ex. XXII 29, voulant indiquer le procédé à suivre à l’égard des animaux premiers-nés, eût déterminé comme époque de leur consécration à Jéhova, le jour où ils devaient être séparés de leur mère. Seulement, il est loin d’être certain, à nos yeux, qu'il s’agit dans notre texte, des premiers-nés des animaux. Il est vrai qu’il vient d’être question du premier-né de-l’homme ; mais un coup d’œil jeté sur ce chapitre de l’Exode, surtout à partir du v. 16, suffit pour convaincre que les dispositions les plus hétérogènes s’y trouvent formulées bien souvent les unes à la suite des autres, sans aucun lien, Il en est de même au ch. XXIII, 1-13. Pour ce qui regarde notre verset, il n’est pas nécessaire d’en interprêter le début comme exprimant un rapport avec le verset précédent ; au lieu de traduire : tu feras de même pour le bélail, on traduira : voici comment tu feras pour le gros et le menu bétail. Cette interprétation est même recommandée par la suite du discours. Ce que nous venons de dire, en effet, sur la manière dont les préceptes les plus divers se trouvent juxtaposés dans notre recueil, s'applique en particulier au passage qui nous occupe ; le v. 29, à en juger par la construction de la phrase, se rattache bien moins au v. 28 qu’au verset 30 ; les deux membres de ce dernier verset sont reliés à ce qui précède par la particule conjonctive : « Voici comment tu feras pour le gros et le menu bétail : (le petit) restera pendant sept jours avec sa mère, le huitième jour tu me le donneras ; et vous serez pour moi des hommes saints, et vous ne mangerez point de la viande des animaux. dévorés dans la campagne, mais vous la jetterez aux chiens. » Nous sommes d’avis que-la prescription du v. 29 peut être

| considérée comme identique à celle du Lév. XXII 27. Ce que le légis- | lateur veut faire entendre, c’est que les animaux ne peuvent pas être

offerts à Jéhova, ne peuvent pas être immolés avant le 8 jour de leur

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