‹ Le lieu du culte dans la législation rituelle des HébreuxChapitre 5 sur 28 · ÉD SE · texte numérisé non relu

ÉD SE

naissance : le petit restera sept jours auprès de sa mère, ce n’est que le huitième jour qu’il sera apte à servir de victime au sacrifice. Il suffit, pour saisir le sens que nous donnons au second membre-du verset, de placer l’accent sur le huitième jour, en opposition avec les sept jours durant lesquels le petit sera laissé auprès de sa mère, et de remarquer que le jussif {uw donneras, n’exprime pas un ordre, mais une autorisation, comme il arrive souvent. Lorsque le Deutéronome, dans un passage qui a également rapport à la conduite à tenir envers les animaux, dit, au ch. XXII v. 7 : « tu donneras la liberté à la mère et tu prendras les petits afin que tu sois heureux et que tu prolonges tes jours », le sens n’est évidemment pas que celui qui découvre un nid d'oiseaux doit prendre les petits sans la mère ; il peut les prendre dans les conditions indiquées. De même d’après l’£x. XXII 29, quand on veut offrir un animal nouveau-né, on pourra le faire le huitième jour, pas avant. Dans ces termes notre précepte n’est que l'équivalent, énoncé sous une formule plus concise, de celui du Zév. XXII 27. Cette interprétation nous semble préférable, surtout parce qu’elle tient compte de l'extrême généralité des expressions dans lesquelles la loi est conçue ; ce n’est pas le premier-né de l'animal, mais l’animal, en général, qui est le sujet de la phrase : « voici comment tu feras pour ton animal, bœuf ou brebis : pendant sept jours il sera auprès de sa mère », etc... |

Il n’y a donc dans la prétendue prescription du Livre de l'alliance touchant l’offrande des animaux premiers-nés, rien qui soit de nature à diminuer la force de l’impression que fait naître en faveur de la thèse du sanctuaire unique, le passage du ch. XXIII v. 14-19. Quiconque lit ces versets sans partis-pris sera fortement tenté de souscrire au jugement de M. Vernes : + Le petit code dit « Livre de l’alliance »… loin d'admettre qu'on adore la divinité.en plusieurs endroits, vise expressément le sanctuaire de Jérusalem dans ses prescriptions relatives au triple pélerinage annuel : + Trois fois par année, tu célèbreras des fêtes en mon honneur Tu observeras la fête des pains sans levain... et l'on ne se présentera point à vide devant ma face. Tu observeras la fête de la moisson et la fête de la récolte... Trois fois par année, tous les mâles se présenteront devant le Seigneur, Yahwéh... Tu apporteras à la maison de Yahwéh, ton Dieu, les prémices des premiers fruits de la terre. ».. . L'unité du sanctuaire, la centralisation du culte ne sont pas ici moins formellement édictées (?) que dans les textes du Deutéronome et du Lévitique..… » (1).

() Une nouvelle hypothèse sur la composition et l'origine du Deut. p. 46.

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