‹ Le lieutenant BernardChapitre 5 sur 14 · TARTIE, REVANCHE ET BELLE · texte numérisé non relu

TARTIE, REVANCHE ET BELLE

— X'te d'mande pas ça, te d'mande son nom, s'crongnieugnieu !

— Oui, ma colonel, mais y dit qu'il est un f... serin.

— C'ment ça un... ah !

m'sieu Foutusrin, un monsieur très bien qui a une gueule d'oie ?

— Oui, ma colonel.

— Et bien! tu n'peux donc pas me l'dire, s'pèce d'melon.

C'était le notaire, effet, qui entra d'un air tout effaré, et qui, chose extraordinaire, était encore plus laid que d'habitude.

— Ah! colonel, quel coup!...

—Quoi, c'qu'y a, n. . . de D . . . ! v's'êtes f. . . un coup?

— Non. .. pas moi, ma femme !

— Bon! vous f... des giffes maint'nant, d'après

c'çpie vous dites?

— Non... je... j'aimerais mieux ça, mais... ce rfestpas ça.

— Voyons, n... de D...! s'pliquez-vous; si vous n' savez pas c'que tous dites, comment voulezvous quje.,.

— Tenez, mon colonel, lisez.

Le notaire tendit à Ramollot une lettre ouverte, où le colonel lut ces mots :

Imbécile.

— Ah ! c'fune personne qui vous connaît ?

— Evidemment! seulement je ne sais pas qui... mais continuez.

— Oui, attendez. Nous disions donc : Imbécile.

Vous ri étiez pas déjà assez cocu comme ça, à ce qu'il 'parait, mais tranquillisez-vous, aujourd'hui à trois heures, vous le serez une fois de plus, grâce à un officier...

— N... de D...! j'parie qu' c'est Bernard!...

— Comment, vous...

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