TARTIE, REVANCHE ET BELLE
— X'te d'mande pas ça, te d'mande son nom, s'crongnieugnieu !
— Oui, ma colonel, mais y dit qu'il est un f... serin.
— C'ment ça un... ah !
m'sieu Foutusrin, un monsieur très bien qui a une gueule d'oie ?
— Oui, ma colonel.
— Et bien! tu n'peux donc pas me l'dire, s'pèce d'melon.
C'était le notaire, effet, qui entra d'un air tout effaré, et qui, chose extraordinaire, était encore plus laid que d'habitude.
— Ah! colonel, quel coup!...
—Quoi, c'qu'y a, n. . . de D . . . ! v's'êtes f. . . un coup?
— Non. .. pas moi, ma femme !
— Bon! vous f... des giffes maint'nant, d'après
c'çpie vous dites?
— Non... je... j'aimerais mieux ça, mais... ce rfestpas ça.
— Voyons, n... de D...! s'pliquez-vous; si vous n' savez pas c'que tous dites, comment voulezvous quje.,.
— Tenez, mon colonel, lisez.
Le notaire tendit à Ramollot une lettre ouverte, où le colonel lut ces mots :
Imbécile.
— Ah ! c'fune personne qui vous connaît ?
— Evidemment! seulement je ne sais pas qui... mais continuez.
— Oui, attendez. Nous disions donc : Imbécile.
Vous ri étiez pas déjà assez cocu comme ça, à ce qu'il 'parait, mais tranquillisez-vous, aujourd'hui à trois heures, vous le serez une fois de plus, grâce à un officier...
— N... de D...! j'parie qu' c'est Bernard!...
— Comment, vous...