CHAPITRE CINQUIÈME
Débats du Paiais-Bourbon du 24 janvier 1898.— Jaurès met legoi
vernement en demeure de répondre par « oui » ou par « non :
~- Méiiue déclare refuser de lépondre à la question précise de
pièce secrète.— Goblet met en lumière les contradictions du go
vernement.— Avant le procès Esierhrfzy,Mélii.e a déclaré auPa
lement qu'il n*y a pas con nexité entre ce procès et l'a flaire Dreyft
— Apiè:? le procès Esterhazy, changement à vue. — Méline décla
qu'il y a connexité et que racquittement d'Eterhazy doit clore l'aj
tation autour dé l'afl^aire Dreyfus, puisque cette fois la chose <
jugée.— Quelle confiance peut mériter Méline après pareille co
tradiction? — Autre contradiction : l'ordonnance du chef de
justice militaire affirme que le procès Esteihcizy a lieu afin q
la vérité sorte d'un débat contradictoire. — Atroce ironie ! le àét
n'est pas contradictoire. — Personne ne peut prendre le jugeme
Esterhazy au sérieux.
Grâce à cette interruption, la parole de Jaurès e un retentissement inouï en France et dans le moni entier ; elle frappa les gens qui le plus souvent d daignent les discussions parlementaires.
Voici le compte rendu analytique des débats c 24 janvier :