‹ Le lieutenant-colonel Picquart?Chapitre 43 sur 61 · II. 'IN · texte numérisé non relu

II. 'IN

350 UTfcS QUATBI±XE

— Toos les consaisâcz qaand tous écmiez tos lettres <: pleûies d'encoaragements. Gomment expIiqua-Toos cette double attitude?

— Cest qae, pea à peu, nous noos sommes aperçus que If iieatenant-ecrfoBel était hjpnotisé par une sorte dldée fixe. Cest pourquoi nous l'aTOBs enTojé eo missioa. Nous espérions qu'il reprendrait pied et qnll nous reTiendrait ce qu'il a toajoiin été, c'est-à-dire on bon offider.

Soit une discassion assez confosssiir la qoestion de la date oii se serait passé l'incident Leblois an ministère de la gaerre.

Allons-y !

Comme on revient à parler do dossier secret et des pièces secrètes, le lieotenant-colonel Henry s*écrie :

— Eh bien, allons- j. En 1894, an mois de novembre, ni jour, le colooel Sandherr entra dans mon boreaa et médit: « Recherchez tout ce qui a trait anx affaires d'espionnage. > Parmi ces pièces, il j en avait une qui avait nne importance extrême. Je remis le tout au colonel.

Vers le 15 ou le 16 décembre, le colonel vint me trouver et me dit : « Voilà votre dossier : je n'en ai plos besoin. » Je remis ce dossier dans une enveloppe; j'écrivis, au crajonblea: <r Dossier secret », et j j mis mon paraphe.

11 faat voas dire qae, qaelques jours après, j'eus one explication avec le colonel Sandherr et je loi demandai pourquoi il m'avait dit qu'il n'avait plus besoin du dossier secret, en me le remettant.

a — Âhl me dit-il, c'est que j'en ai un autre dans lequel il j a deux lettres. »

Et il me montra ces lettres d'une extrême importance. Ces lettres, il me dit qu'il les gardait par devers lui pour les produire un jour, s'il le jugeait nécessaire. Le colonel Sandherr est mort, et je n'ai plus jamais entendu parler du dossier secret du colonel Sandherr ni des lettres qu'il me montra.

Il ressort donc de cette partie de la déposition da colonel qu*il y a deux dossiers secrets : celui qui se

trouve dans le coffre-fort du ministère de la guerre, et que put voir le chef du bureau des renseignements, et l'autre qu'il n'a pas vu.

L'audience est suspendue.

M" Démange, — Villégalité. — La pièce secrète , Vinterwiew du « Matin ».

M^ Démange, qui défendit Dreyfus, vient à la barre, à la reprise de l'audience.

— M^ Démange voudrait-il nous dire ce qu'il pense de la bonne foi de M. Zola dans l'affaire Esterhazy ?

— Messieurs, dans les derniers jours du mois d'octobre, j'appris que M. Scheurer-Kestner allait entreprendre la réhabilitation de Dreyfus. J'écrivis à M. Scheurer-Kestner pour lui demander de faire connaître publiquement les preuves sur lesquelles il basait sa conviction.

Et M^ Démange entre dans les détails de l'affaire Esterhazy depuis cette époque.

Parlant de son attitude personnelle, il raconte qu'ayant appris de M. Salles qu'une illégalité aurait été commise lors du premier procès, il avait songé à soumettre le fait au ministre de la justice pour demander l'annulation du jugement en vertu de l'article 44 du Code d'instruction criminelle. Mais on lui persuada qu'il ne rencontrerait pas alors dans le gouvernement l'appui nécessaire et on lui conseilla d'attendre.

Ici se place un incident auquel les défenseurs attachent une extrême importance.

M® Labori. — Que pense M® Démange du rapport Ravary disant que le jugement de Dreyfus avait été légalement et justement rendu? Que pense-t-il de cette expression légalement?

R. Mais, puisque je viens de dire que je voulais demander l'annulation, pour violation delà loi, de ce jugement...

M« Labori. — Pourquoi?

— J'avais su par M. Salles qu'une violation de la loi avait été commise.

M® Labori. — Laquelle ?

Le Président. — Maître Démange, ne répondez pas. Il

s'agit là de ralTaîre Dreyfus.

M® Clemenceau. — 11 s'agissait de la communication de la

pièce secrète ?

M* Dkmange. — Mais oui I (Sourires,) M" Labori. — En dehors de la défense de l'accusé f R. Oui, parbleu 1 Puisque, moi, je n'ai jamais vu que le

bordereau

M^ Labori demande à M"" Démange s*il reconnaît l'exactitude des renseignements publiés dans une interview du Matin, le jour même où débuta le procès Zola.

M" Démange reconnaît qu'il n*a pas été interviewé directement, mais que tous les détails de l'ariicle sont absolument exacts*

M* Labori demande des explications à M"" Démange sur la publication du bordereau dans le Matin :

— M® Démange a-t-il vu le bordereau ?

— Mais oui.

— En original ?

— Certainement.

— Et en photographie ?

— Oui : il a été distribué des photographies au conseil de guerre, faites, je crois, par M. Bertillon. Ces photographies ont été restituées. Je pense qu'elles ont dû être brûlées par le président. Mais je ne pourrais pas l'affirmer.

— Me Démange connaît-il le fac-similé du bordereau publié par le Matin ?

— Je le crois, que je le connais I II m'a même causé assez d'émotion. Car je me suis dit : « On va dire que c'est moi qui l'ai communiqué. » Mais je me suis rappelé que j'avais rendu mon exemplaire.

— Cette reproduction ressemblait-elle à l'original ?

— C'était saisissant. Mais, du reste, est-ce que vous n'a?ez

pas le bordereau?... Non?... Vous auriez pu comparer. (Sourires.)

— M^ Démange s'explique-t-il que le général de Pellieux ait pu déclarer que cette reproduction était une sorte de faux ?

— Cela prouve que deux hommes de bonne foi peuvent avoir des manières différentes de voir.

On suspend cinq minutes l'audience, et M* Labori dépose les conclusions suivantes relativement à Tincident entre les deux colonels :

Plaise à la Cour,

Attendu que la déposition du lieutenant- colonel Picquart a été interrompue par M. le lieutenant-colonel Henry, qui s'est écrié : « Vous en avez menti I »

Attendu que, malgré les observations de la défense, M. l'avocat général n'est pas intervenu pour relever et réprimer les injures proférées k Tégard d'un témoin, militaire aux arrêts;

Attendu que, dans ces conditions, l'autorité des témoins cités par la défense peut, dans l'esprit du jury, se trouver atteinte ;

Que, par suite, la valeur du témoignage est diminuée ; que ce fait porte le plus grave préjudice aux intérêts de la défense ;

Par ces motifs,

Donner acte aux concluants de ce que le lieutenant-colonel Picquart a été interrompu dans sa déposition par M. le lieutenant-colonel Henry, qui s'est écrié : t Vous en avez menti l » et de ce que, malgré les observations de la défense, M. Tavocat général n'est pas intervenu pour relever et réprimer les injures proférées à l'égard d'un témoin, injures d'autant plus graves que ce témoin, militaire, est aux arrêts.

Le président remet à lundi l'arrêt.

M. Ranc.

— Pour moi, messieurs, dit M. Ranc, la bonne foi de M. Zola est entière et absolue. Je sais que vous ne me laisserez pas parler de la violation de la loi dans le procès de 1894 par la communication d'une pièce secrète en dehors de la présence

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de l'accusé. Je ne parlerai donc que du procès Esterhazj. La façon dont ce procès a été conduit, la prohibition qui a été faite à la famille Dreyfus d y être représentée, Tabsence de contreexpertise d'écriture, le réquisitoire que fut le rapport Ravary, tout, enfin, a pu révolter sa conscience.

Ce qu'il a fait là est l'acte d'un homme qui a montré un grand cœur et un grand courage 1

M. Pierre Quillard,

homme de lettres. On lui demande ce qu'il pense des audiences du conseil de guerre qui a acquitté M. Walsin- Esterhazy. En d'autres termes, il dit ce que nous avons entendu déjà dans la bouche de MM. Ranc, Démange, Trarieux et Thévenet. Il énumère divers incidents d'audience qui prouvent suffisamment, à son dire, toute la partialité dont le président fit preuve et dont devait bénéficier M. Esterhazy.

— On était venu là pour chercher la lumière, et j'affirme que nulle personne de bonne foi n'est sortie de ces débats sans se dire que les officiers du conseil se soumettaient au désir qu'avaient leurs chefs que les ténèbres fussent épaissies.

M. Emile Zola appartient à une génération littéraire autre que celle à laquelle j'appartiens, et, quant à moi, j'ai fait plus d'une fois de grandes réserves sur son œuvre. Aussi je n'en suis que plus libre pour vous dire que la conduite de M. Zola a été belle, généreuse et héroïque. 11 aurait pu se taire, il aurait pu écouter ce que Victor Hugo appelait, en 1871, la complaisance à la colère publique ! Il a parlé ! Et je lui apporte mon admiration.

M. Jaurès. — Vacte de M.Zola. — Le pourvoir militaire

et le pouvoir civil.

Le député de Textrôme gauche a assisté à la partie publique du procès Esterhazy, et c'est pour cela qu'il vient affirmer « la haute valeur et la beauté de l'acte » de M. Zola.

^ Quand on a assisté à un pareil procès, dit-il, c'est un de-

voir de protester pour tous ceux qui ne veulent pas que le pouvoir militaire se dresse au-dessus de toute loi et de tout contrôle I

Dans l'affaire Esterhazj, trois faits décisifs m'ont particulièrement frappé.

D'abord, pourquoi le huis-clos a-t-il été prononcé en ce qui touche l'expertise d'écriture? C'était là la question la plus intéressante^ la plus palpitante, et qui est Tune des causes principales de l'agitation de l'opinion publique.

On avait sans doute & cacher les contradictions qui existaient entre les expertises de 1894 et celles de 1898. On a fait le huisclos parce que le public avait déjà trop entendu parler du bordereau.

Je puis affirmer ici que M. Ësterhazj a prononcé sur le bordereau des paroles d'une gravité extrême. Voici ce que j'ai entendu dire deux fois par M. Papillaud, rédacteur & la Libre Parole. Il m'a fait cette déclaration, à moi, et publiquement, dans les couloirs de la Chambre :

« Je crois profondément à la culpabilité de Dreyfus, m'a dit M. Papillaud. J'y crois parce que des officiers français n'auraient pas condamné Dreyfus sans des charges accablantes. Mais, en ce qui touche le bordereau, j'ai la conviction absolue qu'il est d'Ësterhazy. Et voici pourquoi : Dans les deux jours qui ont suivi la dénonciation de M. Mathieu Dreyfus, M. Esterhazy se rendit dans les salles de rédaction, et, à la Libre Parole^ il a dit : « Oui, il y a entre l'écriture du bordereau et » la mienne une similitude effrayante, et, lorsque le bordereau » a été publié par le Matin, je me suis senti perdu ! »

Je parlerai ensuite, continue M. Jaurès, de Tattitude que les pouvoirs publics ont eue contre le lieutenant-colonel Picquart. Ce fut lui qui, en réalité, fut l'accusé, et il a été traité comme tel I

Et M. Jaurès rappelle les conditions dans lesquelles se fit Tenquête du général de Pellieux, les sévérités qu'on eut pour celui qui accusait et les faveurs qu'on prodigua à Taccusé.

M. Zola a ressenti comme d'autres, plus que d'autres, l'indignation d'un pareil procédé 1

Je parlerai enfin de l'absence d'enquête sur le fait de la pièce secrète qui fut remise à M. Ësterhazy.

Gomment? s'écrie M. Jaurès, cette pièce intéressant la défense nationale est enfermée dans un coffre-fort, au fond d'une pièce reculée du ministère de la guerre 1 Une photographie de cette pièce court les rues, et Ton ne s'en préoccupe pas ! Et l'on ne fait pas d'enquête !

Et pourquoi n'a-t-on pas fait l'enquête? Parce qu'elle aurait démontré que cette photographie ne pouvait être remise aa commandant Ësterhazy que par les soins des officiers de Tétatmajor. S'il n'y avait pas eu une connivence évidente entre l'état-major et le commandant, on eût arrêté le commandant Ësterhazy pour avoir eu en sa possession une pièce secrète intéressant la défense nationale et dont il ne pouvait dire l'origine!

Et, maintenant, se demande M. Jaurès, à quoi donc pouvait lui servir cette communication de la pièce secrète? On ne l'attaquait alors que sur le bordereau, et cette pièce n'avait nullement affaire avec le bordereau. Alors ? Alors, elle était simplement destinée à rassurer le commandant qui s'affolait, à lui permettre de reprendre pied et lui prouver qu'en haut lieu on veillait sur lui. Ce n'était pas une cartouche que l'on donnait au commandant Ësterhazy : c'était un cordial I

Les deux palais.

M. Jaurès s^étonne que tous les citoyens ne protestent point contre une illégalité qu'il juge désormais constatée, et il se demande où va un peuple dont « la loi n'est respectée ni dans le palais où on la fait, ni dans le palais où on l'applique ».

— Il n'y a pas quarante députés qui doutent de cette violation de la loi. Quand j'ai parlé, j'ai parlé dans le silence passif de la séance, quelques amis à peine m'appuyant.'Dans les cou. loirs, où se transforme Pâme parlementaire, on s'est de tous côtés précipité vers moi, en me disant : « Vous ayez raison I Mais quel dommage que cette affaire ait éclaté quelques mois avant les élections I » Je crois qu^ils se trompent sur les senti-

ments du pays et qu'il est encore épris de son ancien idéal de justice et de vérité.

Mais, si la vérité doit être vaincue, il vaut mieux être vaincu avec elle que de se faire le complice de toutes les équivoques et de vaincre avec elles. Je vais violer le secret professionnel... des autres. J*ai entendu dire par M. Dupuy, par M. Delcassé, ministres avec le général Mercier, qu'il n'avait jamais été question au conseil des ministres que du bordereau et que jamais il n'avait été fait allusion à aucune autre pièce secrète.

Et le général Mercier, homme sujet à erreur, malgré ses services et ses galons, n'a pas craint de prendre sur lui de faire condamner un accusé en produisant contre lui, sans lui permettre de se défendre, une pièce secrète — en violation de la loi, en violation des règles les plus élémentaires du droit.

Eh bien, je dis que, si de pareilles mœurs, si de pareilles habitudes étaient tolérées, ce serait fait de toute liberté et de toute justice dans ce pays t

Et voilà pourquoi des citoyens comme Zola ont bien fait de protester.

Ah! je sais bien quelles haines il soulève et quelles haines s'acharnent aujourd'hui après lui.

On poursuit en lui Thomme qui a donné l'explication rationnelle et scientifique des miracles, l'homme qui, dans Germinal, a décrit la poussée du prolétariat et annoncé l'éclosion d'une société nouvelle ; l'homme qui dénonce les chefs qui préparent inconsciemment les désastres de la patrie. On peut le traquer, on peut le poursuivre : nous nous inclinons respectueusement devant lui !

Après la déposition de M. Jaurès, il se fait un grand silence dans Tauditoire.

Puis M* Labori dépose des conclusions tendant à ce que le bordereau original soit versé aux débats.

M. Bertillon.

Le dernier^témoin entendu fut M. Bertillon. Il est chef du service de l'identité judiciaire et domicilié au Palais de justice.

— Est-ce que M. Bertillon n'a pas connu le bordereau?

— Je l'ai connu.

— Qu'en pensez-Yous? Quelles furent les conclusions de votre expertise ?

— J'affirme que ce bordereau n'a pu être écrit que par celui qui a été condamné pour l'avoir écrit.

On arrivera peut-être à la revision, et cette révision sera peut-être suivie d'un acquittement, mais rien ne pourra prouver que ce n*est pas Dreyfus qui a écrit le bordereau. Il n'a pu être écrit qu'au domicile du condamné!

— Et pourquoi?

— Cette opinion ne se base point seulement sur des pièces graphiques, que je juge toujours insuffisantes. Je n'ai qu'une confiance très limitée dans l'expertise en écriture. Ma cooYiction est née d'une équation géométrique qui se trouve dans le buvard de Dreyfus.

Faites-moi remettre les pièces à conviction saisies, et je ferai une démonstration. ^

Cest une théorie assez difficile à saisir, mais la pratique est aisée. Vous verrez.

M® Labori. — Voici un plan qui a été publié par V Aurore et qui représente un élément de votre démonstration devant le conseil de guerre. Est-ce de vous?

M. Bektillon. — Oui, c'est un schéma pour un point spécial de ma déposition. Mais il est incomplet. Le reste se troa?e dans le buvard.

Le président. — Il faudrait nous dire ce que c'est que ce plan, maître Labori.

M^ Labori. — Je serais bien embarrassé de le dire. Je demande des renseignements moi-même.

M. Bertillon. — L'intérêt de ce plan est une preuve matérielle de la sûreté de ma démonstration.

Mais je ne veux rien dire que sur les pièces : buvard et pièces à conviction.

M® Labori. — Qu'est-ce que ces pièces ?

— C'est ce qu'on appelle des pièces de comparaison, habituellement. Ça m'est indispensable. Ma méthode est sûre.

Au point de vue historique, après ma mort, on verra. On ne

peut pas douter de ma bonne foi. Mais il me faut les pièces. Ce sera long : peut-être deux séances, mais je ne demande pas mieux que de faire la démonstration.

Me Labori. — Deux jours de plus ou de moins au point où nous en sommes t Quelles sont ces pièces ?

R. — Cest une note de ci, de ça.

On commence à se regarder dans l'auditoire. On se demande ce que tout cela peut bien vouloir dire. La stupéfaction augmente quand M. Bertillon déclare que le lieulenant-colonel Picquart lui apporta de l'écriture semblable à celle du bordereau. Il a pensé d'abord que c'était de récriture de Dreyfus. On lui a dit que c'était de récriture d'un autre.

— Mais ça m*est bien égal I fait M. Bertillon.

... ëK ! oui, j'ai eu la preuve que le bordereau ne pouvait être que de Dreyfus. Alors, qu'est-ce que ça me fait qu'il y ait des écritures semblables? 11 y aurait cent officiers qui écriraient de la même faç^n, qu'est-ce que ça me ferait?

Revenons b ce qui s'est passé au conseil de guerre.

M« Labori. — Vous pouvez bien nous indiquer la théorie de vos opérations, votre méthode, sans les pièces.

M. Bertillon affirme qu'il ne peut rien faire sans les pièces. Il en a les photographies chez lui. Il demandera à ses chefs la permission de les produire.

Et le président lève Taudience en nous donnant rendezvous pour lundi.

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