‹ Le lieutenant-gouverneur de Québec et les prérogatives royales [microforme]Chapitre 29 sur 46 · NOS EMPRUNTS SONT-ILS EN DISPROPORTION DE NOS REVENUS · texte numérisé non relu

NOS EMPRUNTS SONT-ILS EN DISPROPORTION DE NOS REVENUS

Est-il vrai que nos emprunts sont disproportionnés avec nos revenus? C’est une proposition qu'il nous suffit de nier, car le lieutenant-gouverneur ne l’établit pas.

Il serait bien important de savoir sur quelles données le lieutenant-gouverneur se base pour déclarer que nos emprunts sont en disproportion avec nos revenus. Quand le dernier emprunt de $3,900,000 sera consommé, la Province devra,.en tout et partout la somme de $11,000,000 à 5 p. 100.

e. Et a des ons en résor ; l’obtere que

1t-gouins de de fer els ont moins par le e diffé.

cher à e mille À la ri- ‘ce que tandis ne puant si jra-t-on privées rrtaine, limités lic qui lles ne vernees pour morale

aurait ord les

és avec je nier,

nées le os emhand le ovince p. 100.

Elle aura donc à payer 8350,000 d'intérêt. Comme la moyenne du revenu ordinaire de notre Province est de $82,300,000 ; nous aurons donc engagé 24 p. 100 de nos revenus. Si l’on jetie un coup d'œil sur les comptes publics de la Puissance, l’on trouve que la Puissance doit $173,208,699 portant un intérèt de $7,132,408. Les recettes ordinaires sont de $22,127,340. En sorte que la Puissance a affecté 324 pour 100 de ses revenus au paiement de la dette publique. Mais dans un an d'ici, l'exploitation ou le loyer des chemins de fer ajouteront la somme de $200,000 à nos recettes, ce qui nous donnera exactement le tableau suivant :

Dette. Intérèt. Revenu. Proportion.

Puissance .....,..... $173,208,699 $7,132,408. | S22,127,340 32} p. 100 Province de Québec. 11,000,000 550,000 2,500,000 22 p. 100

Si vous, voulez étendre ce tableau, vous pourrez mettre les états financiers suivants en regard :

Int. sur dette, Revenu. Proportion.

ANPIOTONTE NS. rec omsoteésoe es $129,762,000 S$396,000,000 33 p. 100 HA PRAUNIR ri isenecsanresc eue 104,750,688 000,000 254 p. 100 Ville de Montréal............. tort 718,189 1,582,912 46 p. 100

Un homme d'équité est-il capable, en présence de ces chiffres, de soutenir que nos revenus ne justifient pas la création d’une dette ds $11,000,000, ou mieux de $8,000,000, puisque les derniers $3,000,000 sont une simple dette de chemin de fer, que ces chemins pourront rencontrer en tout temps, capital ou intérêts. Mais il nous semble qu’il n'y a rien d'extraordinaire à cela, puisque la province a toujours dû.ce montant de dette, si l’on en croit le jugement des arbitres sur le partage de la dette entre le Haut et le Bas-Canada, qui dit :

‘Æt la dite provinca de Québac assurera et pæera le dit moniant dans une proportion telle que la somme de $8,778,792,50.

En 1873, le gouvernement fédéral nous a déchargés de ce fander ; juspu’à cette date, il nous en avait retenu l’intérèt subside. [Il est donc complètement faux de dire que

enus ne sont pas en accord avec nos dettes, puisqu'ils

mt Jà fait face à la même obligation pendant plusieurs annves.

$ 4 et 6. PEUT-ON ET DOIT-ON RÉDUIRE LE SERVICE CIVIL.

[. C’est une : Tirmation bien hasardée de la part d’un repré-

sentant de la ( 1ronne. L’honorable M. Letellier de St. Just

D AT Te PES

a-t.il la science infuse pour pouvoir d’un coup d'œil juger uneorganisation aussi compliquée que celle du service civil ? On ne s'étonne pas de trouver de telles réflexions dans la bouche d’un partisan politique qui veut faire appel aux préjugés ; mais on à raison d’être abasourdi de voir un personnage sérieux comme le délégué du souverain nous parler aussi légèrement de choses graves qu’il ne peut pas connaître. Qui peut dire au premier coup d'œil que dans nn département ou il y a quinze: commis, il y en a trois ou quatre de trop ? Les conservateurs, n’en déplaise à l'honorable M. Letellier de St. Just, n’ont pas été indifférents à cette partie des dépenses publiques. En 1869, ils ont institué une commission du service civil composée de MM. J. W. Dunscomb, collecteur des douanes à Québec, F Vézina, caissier de la Banque Nationale de Québec et G. Drolet, l’habile et intègre auditeur pour la province de Québec Ces messieurs après un sérieux examen ont constaté que notre service civil était, en général bien organisé. Ils ajoutaient dans leur rapport:

Bien que nous ayons suggéré de faire une réduction considérable dans le nombre des employés, nous n'avons pas cru qu'il fut nécessaire en aucun cas d'opérer une réduction d'appointements,

Le traitement le plus élevé qui soit payé à un employé est de $1,200 fe moins # #f 300 14 la moyenne fe fl 750

Nous croyons que l’échel’e propoptionnelle des traitements accordés aux commis est incontestablement modérée, Nous avons trouvé que les employés des différents départements formaient une elasse d'hommes invelligents et instruits et à c'ielques exceptions près parlant et écrivant les langues française et anglaise, en somme des hommes dont tout gouvernement serait fier d'utiliser les services.

(Signé), J. W. DUNSCOMB, président F, VÉZINA, GASPARD DROLET.

Le gouvernement a mis leurs recommandations'en pratique du mieux qu'il a pu’; mais on comprend que depuis 1869, les. circonstances ont pu changer. Les affaires de département se sont multipliées. Notre politique de chemins de fer a donné un surcroit d'ouvrage aux Département des Travaux Publics et du Trésor, Malgré tout cela, le gouvernement De

une- ? On uche mais rieux ment re au uinzeeurs, It pas . En comnes uébec ce de , CONanisé.

le dans aire en

cordés que les ommes crivant LL gou-

ident

tique 9, les.

ment fer a avaux nt De

commission, comme l'établit le tableau suivant :

Montant | Montant suggéré. | dépensé.

Conseil Exécutif et régistraire......, RON AO TA 5,600 6,985 Do. Contingents...,,..,,.,..,, unten

DOC CONTMPENTE Terre senc tee late net er n0) 3,131 3,990 Terres de la Conronne............s.sses ovoooeossseovesvenee 36,800 31,974 Do. GONTINBONES notre cure dense) 5,194 6,917 Travaux Publics et Agriculture....,..,.,,..,,..,,..,,4,,,. 7,700 15,050 Do. COAUBENE ia ere niet 2,237 6,743

CE en EC UE LRO TO TOR 7,400 8,462 Do. ODATITRAN EME er bare drrmet en T or e 6,785 3,748

Lo 1 RPC NO APE OC TS PO NI DISTÉrENCE ...,.. esse ses ssssoesoosscesssesenee se jé S17,217

Il faut immédiatement ôter de ces 817,000 la somme de $2.400 pour la création d’un emploi d’inspecteurs de bureaux publics. Cette charge était nécessaire, et le bien qui en à déjà résulté a vite compensé pour cette dépense additionnelle.

Maintenantsi l'on remarque que ces suggestions ont été faites en 1869, et qu’il s’est écoulé depnis un espsce de neuf années, on doit être étonné que le surplus ne soit que de 814,800. Le service civil n’avait alors que deux années d’existence, et par conséquent personne ne pouvait invoquer la longueur de ses services pour demander une augmentation de salaire. Mais c’est une loi générale qu'après un certain temps, les employés doivent jouir de quelqu’augmentation. Cette pratique est suivie par les particuliers comme par les gouvernements. A Ottawa, la loi de 1868 rend les augmentations obligatoires. Les employés de 8400 ont droit à une angmentation de $50 par année pendant cinq ans Les employés de $700 ont droit à une augmentation de $50 pendant six ans. Les employés de $1,100 ont droit à-une augmentation de salaire de $50 par année pendant six ans. Les employés de $1,200 ont droit à une augmentation de salaire de $50 par année péndant 8 ans. En sorte que quatre employés qui retiraient en 1869 comme salaires la somme de 83,400 retirent aujourd'hui dans le mème département la

somme de $4,850. En établissant la même proportion pour Québec, vous auriez :

Boucherville ne s’est guère éloigné des suggestions de la

Ce n est donc pas $108,000 que le service civil de Québec vous couterait aujourd’hui, mais bien $130,000. Où est l'ex. travagance ?

Le lieutenant-gouverneur, qu'il nous soit permis de le faire. remarquer, n’a pas une très grande façon pour prêcher l’économie dans le service civil, quand on sait qu’il a insinué dans le service public d'Ottawa vingt de ses parents retirant du trésor la somme de $30,000 par année.

En 1874, le noyau de famille Letellier ne retirait que: 89,000 d’appointements. Dans les trois années de règne de notre présent gouverneur, elle a poussé la prospérité jusqu’à $30,000.

IT. Quant à la question de savoir si le Lt. Gouverneur peut faire un crime à des ministres d’avoir élevé les salaires des employés, nous devons dire qne cette augmentation s'est faite en vertu d’une loi qu'il a lui même sanctionnée l'an dernier. Cette loi très juste, très raisonnée, a été copiée sur celle d'Ottawa, qui fonctionne très bien. Elle empèche Me favoritisme et elle protége à la fois l'employé et le trésorpublic.

Page 1