Qu'il revient sur la parole donnée
20. Qu'il lui retire le droit de produire les documents pour un certain temps.
Comme il n’y est pas question d'explications, M. DeBoucherville restait avec cette partie de la permission dont il aurait pu se servir en tout temps. Les documents du 4 mars. ne limitent donc pas les explications à donner.
Voilà pour le fait Quant à l'intention, telle qu’exprimée dans le mémoire du Lt.-Gouverneur, elle est atroce. S'il prétendait refuser au cabinet DeBoucherville le droit de dire un mot au delà des documents mentionnés, il méditait le plus grand déni de justice et la plus grande lâcheté qui se soient vus. Non-seulement il le précipitait sans raison du pouvoir ; mais il lui refusait encore le droit de se disculper devant le public. Voilà de la tyrannie, on nous n’y comprenons plus rien. La permission de s'expliquer n'est jamais refusée à un ministère déchu.
D'ailleurs, qu’on relise le mémoire de l’Hon. M. Angers. Il ne divulgue rien dont il ne soit pas question dans les documents. Le mémoire ne fait que commenter les documents; c’est un factum sur des faits connus. Qu'il mette le Lt.-Gouverneur dans son tort ou non, qu’il le mette en contradiction avec lui-même ou non, peu importe : il n’y a pas de secrets dans cela. Nous défions qui que ce soit de nous désigner un seul passage qui mette au jour des faits ou des conversations non divulgués par les documents.