RÔLE PHYSIOLOGIQUE
c) La circulation lymphatique des centres est le fait d'une lymphe véritable^ distincte du liquide céphalo-rachidien.
La présence de capillaires implique l’existence d’une transsudation lymphatique ; l’existence d’une lymphe des centres ne saurait faire de doute. Je veux seulement montrer que, quelles que soient les relations existantes entre les espaces péricapillaires où se fait nécessairement la transsudation et les gaines périvasculaires qui les prolongent peut-être, il n’y a pas lieu de redouter une pollution du liquide céphalo-rachidien et, ce disant, de rejeter systématiquement, pour les centres, la réalité d’une lymphe différente du liquide.
/lucu/ie /lÿ/io/Aèse n’est nécessaire pour faire concevoir l’impossibilité d’un mélange.
De la lymphe vraie se trouverait-elle à une extrémité d’une gaine périvasculaire, le liquide céphalo-rachidien étant à l’autre, il n’y aura pour cela pas mélange des deyx humeurs, en raison de la presque virtualité de l'espace laissé entre les vaisseaux et leur gaine et delà lonyueiir considérable de celle-ci.
La résistance opposée par ces tubes capillaires à la circulation des liquides, bien connue en physique, est considérable. Les travées qui encombrent le manchon périvasculaire ne feraient que rendre plus difficiles encore les échanges possibles; sans compter que, par leurs vaisseaux, les gaines ont des propriétés résorbantes remarquables (p. 80). Nous concevons alors que : la lymphe et l’humeur rachidienne ne parviennent pas à se mélanger à travers ces gaines, dont l’étroitesse, la longueur et le pouvoir résorbant équivalent à une véritable striction.
Ainsi est explicpié, hypothèses, l'existence discutée, mais
nécessaire, d'une lymphe des centres différente du liquide céphalorachidien, sans qu'une pollution quelconque à l'étal physioloyiqiie soit à redouter pour ce dernier.